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Salaheddine Mezouar a remis ce lundi à Bonn au Premier ministre des îles Fidji le flambeau de la 23e édition de la conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tient à partir d’aujourd’hui jusqu’au 17 de ce mois à Bonn, ancienne capitale de l’Allemagne fédérale et surtout la ville de Rhénanie où se trouve le siège de la convention cadre de l’ONU sur les changements climatiques.

A l’occasion de l’ouverture de la COP23, Frank Bainimarama a appelé le monde à garder « le cap fixé à Paris ».

La 23e conférence de l’ONU sur les changements climatiques (COP23) a débuté par des appels vibrants, notamment de son président fidjien, à agir plus fortement contre le dérèglement du climat.

« Notre demande collective au monde est qu’il maintienne le cap fixé à Paris » avec l’accord adopté fin 2015 contre le réchauffement planétaire, a dit le Premier ministre fidjien, et président de la COP23, Frank Bainimarama lors de la cérémonie d’ouverture.

L’enjeu de la Cop23

« Cela met en lumière les menaces croissantes pesant sur les populations, l’économie des pays et même les mécanismes de la vie sur Terre, si notre action ne devait pas être à la hauteur des objectifs de l’Accord de Paris », souligne Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la Convention climat de l’ONU (CCNUCC), qui accueille la conférence de Bonn.

La Cop23 « devra servir de tremplin à tous les pays et secteurs de la société, qui seront appelés à revoir à la hausse leurs ambitions pour le climat », ajoute-t-elle.

Les Etats-Unis hors jeu

Malgré ce désengagement programmé et assumé, il n’en demeure pas moins que son pays envoie une délégation à Bonn, alors que la question cruciale de la concrétisation des engagements pris en 2015, de plus en plus difficiles à tenir, doit être au cœur des discussions. À ce stade, en effet, l’écart entre l’action et les besoins est  »catastrophique », a prévenu l’ONU dans un rapport paru moins d’une semaine avant la conférence climat.

Alors que tous les pays seront appelés à renforcer leur contribution, quelle place tiendront les négociateurs américains emmenés par Thomas Shannon, lors des discussions qui se dérouleront de cette édition? En 2015, lors d’un discours, ce diplomate avait qualifié le réchauffement climatique de « l’un des plus grands défis pour la planète ».

Représentants d’un pollueur historique, ils seront sans doute à la fois hors jeu et omniprésents. À Bonn, la délégation de Washington veillera, comme partout, à « protéger les intérêts américains », a ainsi indiqué l’administration Trump.

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