CLINIQUES PRIVEES : LA FIN DU LAISSEZ-ALLER

CLINIQUES PRIVEES : LA FIN DU LAISSEZ-ALLER

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Le département de Yasmina Baddou a justifié cette mesure  » afin de préserver la santé publique, eu égard à l’état de ces cliniques et le danger qu’elles représentent pour les patients et le personnel ». De même, la décision a été prise sur la base des rapports de ses équipes d’inspection dont font partie des membres de l’ordre des médecins, concernant nombre de cliniques ne répondant pas aux conditions légales minimales d’exercice de la médecine et d’accueil des patients ainsi que les cliniques dont le délai légal qui leur a été accordé et prolongé à leur demande, pour remédier aux dysfonctionnements constatés, a expiré alors qu’elles ont persisté à ignorer la réglementation en vigueur.

 

La messe est dite et le couperet est tombé sur 13 établissements, premiers d’une longue liste appelée à s’enrichir d’autres dizaines d’avis de fermeture. Près de 140 cliniques ont été visité jusqu’à présent par les équipes d’inspecteurs sur les 360 que compte tout le pays et 13 d’entre elles ont fait l’objet d’une demande de fermeture immédiate et de suspension de leurs activités opératoires. Il faut préciser au passage que les établissements fermés avaient bénéficié d’une période de grâce afin qu’ils puissent mettre à niveau leurs installations défaillantes et se conformer au cahier de charges approuvé par leurs propres soins. Rien n’a été fait en ce sens et suite à l’annonce de cette décision c’est toute la profession qui est monté au créneau à travers l’association des cliniques privées afin de dénoncer la mesure qu’ils jugent illégale. D’ailleurs celle-ci est sur le point de déposer une plainte au tribunal administratif contre la ministre Yasmina Baddou qui reste ferme sur sa position après avoir jugé que les cliniques s’estiment au-dessus de la loi et que leurs abus sont en grand nombre.

Il faut dire que les reproches faits à celles-ci ne comprenaient pas la question des prix appliqués et qui constituent à elle seule un motif de fermeture tant il est vrai que ces établissements, objets de nombreuses plaintes devant les tribunaux, n’en font qu’à leur guise en accueillant des patients désemparés, sans parler des erreurs médicales à répétition. Faisant travailler au noir médecins, chirurgiens et infirmiers du secteur de la santé publique, le gain est leur première préoccupation au détriment de la santé des patients.

Les écarts enregistrés au cours des inspection sont très significatifs et parlent d’eux-mêmes pour comprendre l’esprit mercantiliste des patrons de cliniques plus portés sur les économies de bouts de chandelles que sur les mises à niveau techniques et humaines de leurs cliniques.

Cette première liste de fermetures n’est que le prélude à une vaste remise en ordre d’un secteur dont l’anarchie et les abus étaient les maîtres-mots jusqu’à cette opération salvatrice qui vient de se dérouler et qui a donné à réfléchir à tout ce secteur.

Jalil Nouri pour actu-maroc.com  _________

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