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Les signes de ras le bol et de mécontentement son de nouveau visibles dans les établissements de la mission au Maroc.

Déjà agacés par les augmentations des frais de scolarité ces deux dernières années qui a atteint les 4%, les parents des élèves de ces établissements français sont de nouveau dans le désarroi suite à des rumeurs insistantes d’une nouvelle augmentation également du même ordre pour 2016 sans que ni les interventions, ni les lobbyings ni les menaces de recours au boycott généralisé des versements des frais de scolarité ne puissent inverser cette courbe ascendante ou du moins la stabiliser durant quelques exercices. Le gouvernement français, habitué à ce genre de menaces, préfère regarder ailleurs et faire la sourde oreille à des revendications, jugées injustifiées et qui interviennent chaque année à pareille date.

Il faut dire que c’est en ce moment même qu’est discuté le budget de l »AEFE », l’Agence de l’Enseignement du Français à l’Etranger, un organisme étatique qui chapeaute tous les établissements à l’étranger mais qui n’assure, il faut le préciser, que le quart du budget de fonctionnement, les trois quarts restants étant approvisionnés par les recettes des frais de scolarité. Au Maroc, la riposte et la résistance se préparent avec un début de mobilisation qui tient déjà en haleine les élèves et leurs parents avec la promesse cette fois-ci, de sortir hors du cadre des enceintes des établissement et leurs abords pour manifester contre ces hausses successives et non justifiées au yeux de la grande majorité des intéressés.

Par Bouchra El Miloudi

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