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Il faut bien croire que les manifestations contre les promoteurs immobiliers pour ne pas avoir tenu leurs engagements augmentent de plus en plus d’intensité et finiront bien par aboutir sur des démarches directes auprès du cabinet royal tellement ce dossier s’enlise certains cas remontant à plusieurs dizaines d’années.
Il s’agit de propriétaires d’appartements vendus par des promoteurs immobiliers comme « Addoha » ou encore « Espaces Sâada » qui n’ont toujours pas reçu leurs clés et qui ont épuisé tous les recours possibles avec, au bout du compte, nul espoir pour eux de se faire rembourser en raison d’une clause imposée par les promoteurs. Ces deux groupes, les plus importants du pays, ne sont pas les seuls à agir ainsi.
A chaque occasion, que ce soit au Maroc ou à l’étranger, dans les salons et au cours de voyages de hauts responsables, des groupes de manifestants viennent élever leurs voix pour dénoncer ce déni de justice et les abus des promoteurs. Ce week-end, c’est le ministre de l’habitat, Nabil Ben Abdellah qui a été pris à partie à Paris et passé un mauvais quart d’heure quand sa voiture a été bloquée pendant un long moment par des personnes victimes de ces pratiques qui ont demandé à l’état d’intervenir pour mettre fin à leur calvaire. Un mauvais exemple pour les français qui souhaiteraient acquérir un bien immobilier dans le royaume.
Par Jalil Nouri

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