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Les deux leaders politiques marocains respectivement Nabil Ben Abdellah du Parti du Progrès et du Socialisme et Abdelilah Benkirane du PJD islamiste, ont ceci en commun à la veille des élections législatives du 7 octobre, c’est de voir leur carrière politique s’achever de manière imprévue pour avoir voulu impliquer le roi dans la vie politique et pour ne pas avoir suivi les mises en gardes royales.
Seule une particularité existe entre les deux hommes et que l’histoire retiendra, le premier a payé le solde de tout compte pour le second pour lui avoir trop servi la soupe et s’être engagé sur les terrains glissants de l’affrontement à fleurets mouchetés avec le plus proche conseiller du roi et ami inséparable depuis l’enfance.
La marche organisée contre le parti islamiste du PJD et surtout son chef, Abdelilah Benkirane est venu souligner la gravité d’une situation qui atteint son paroxysme lors du discours royal de la fête de la jeunesse cet été, ce qui a probablement incité le chef du gouvernement et de la formation islamiste à se présenter aux élections pour un poste de député, conscient qu’il est de ne jamais pouvoir revenir dans les bonnes grâces du palais et qu’aucun cas, il ne conduira le prochain gouvernement.
A trop vouloir jouer avec le feu, on finit par se brûler les doigts, dit l’adage; les deux chefs politiques, Ben Abdellah et Benkirane, partagent le même sort aujourd’hui, en sortant tous les deux par la petite porte.

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