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La nouvelle année 2018 s’annonce d’ores et déjà compliquée et tendue sur la plan social avec la crise d’urticaire ambiante en raison de l’effet conjuguée des hausses de prix généralisée et des mesures impopulaires annoncées ces derniers jours. Ainsi, le ministre des affaires générales s’est vite rué sur les micros pour annoncer que, contrairement à ce qui a été annoncé, il n’y aura pas d’augmentation du prix de la bonbonne de gaz butane au cours de cette année mais plutôt en 2019, ce qui ne fait que reporter la décision douloureuse et ne rassure guère les marocains. L’autre bombe à retardement que constitue l’annonce de la fin prochaine de la gratuité de l’enseignement public n’a pas failli à cette nouvelle règle pour faire passer la pilule. Ainsi, le gouvernement prévoit dans la loi à venir d’instaurer un quota d’élèves démunis à inscrire gratuitement dans les écoles privées et d’obliger ces dernières à ouvrir des établissements dans les quartiers défavorisés appliquant des grilles de tarifs moins onéreux qu’ailleurs. De quoi laisser songeur sur la rationalité et le sérieux d’une telle démarche.

Enfin pour atténuer la tension dans les régions où les habitants sont sortis dans la rue ces derniers mois, pour protester contre les factures d’eau et d’électricité, le gouvernement El Othmani, pris en étau, applique depuis ce premier janvier dans des régions en ébullition comme Al Hoceima, Béni-Mellal et Zagora,, des exonérations de la TVA sur les factures. Une goutte d’eau versée dans le désert.

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