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Certes, de tous temps l’on a pu voir des ministres marocains des affaires étrangères faciliter l’ascension diplomatique et sociale de leurs proches, par familles entières, en leur octroyant les titres d’ambassadeurs dans les meilleurs missions à l’étranger, surtout dans les grandes capitales à travers le monde, susceptibles de les aider à se constituer un portefeuille d’adresses et de connaissances très utiles.
La différence avec les deux derniers chefs de la diplomatie, Taieb El fassi, devenu conseiller royal et Salaheddine Mezouar, le ministre sortant, toutes les limites de l’acceptable ont été franchies.
Pour le premier qui n’a pas perdu de sa puissance et de son sens de l’intérêt familial avant tout, l’on vient de voir que son fils, le bienheureux Brahim Fassi Fihri, autoproclamé ambassadeur parallèle, accompagner son conseiller royal de père lors de l’actuel visite du souverain en Rwanda, en tant que membre de la délégation officielle. Il est vrai que le jeune « diplomate » en herbe, est président de l’institut « Amadeus » et qu’à ce titre , il avait reçu pour le décorer, le président du Rwanda, Kagamé, lors de la dernière session de cet institut tenue comme chaque année à Tanger, grâce au précieux soutien du père, qui, sans lui…
Pour le second et avec du retard, il s’est avéré que Salaheddine Mezouar s’était accordé la liberté d’inclure dans la liste accompagnant le roi en Inde, son gendre et associé de son propre fils, afin qu’il puisse, avec toute sa précieuse aide , de conclure un accord de partenariat avec une entreprise indienne en matière d’énergies renouvelables. Il est vrai, dit l’adage, que l’on est jamais mieux servi que par soi-même, ou son cercle familial, pourrait-on ajouter.
Par Jalil Nouri

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