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L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est un examen qui permet d’obtenir des images en deux ou trois dimensions de l’intérieur du corps humain. Votre médecin peut vous prescrire une IRM pour affiner un premier diagnostic ou en examen complémentaire d’un scanner ou d’une radio. l’IRM peut présenter quelques risques, rares cependant.

Qu’est-ce qu’une IRM ?

L’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) est une technique d’imagerie médicale permettant d’obtenir des images en coupe de l’organisme. Elle s’appuie sur l’utilisation d’un champ électromagnétique et de la radiofréquence. La machine, munie d’un aimant, propage un champ électromagnétique pour que les protons hydrogène (H+) s’orientent dans le même sens. Ensuite, des ondes radio sont propagées brièvement pour exciter ces protons. Leurs vibrations sont captées par une antenne et traduites en image à l’écran. L’IRM permet ainsi d’obtenir une image très précise de nombreux organes, en 2D ou en 3D.

Pourquoi prescrire une IRM ?

L’IRM peut être faite en première intention mais elle est plus souvent prescrite en examen complémentaire après un scanner, une échographie ou une radiographie. Elle permet d’affiner le diagnostic ou de mettre en lumière une anomalie indétectable via les autres examens.
Le champ d’application de l’IRM est très étendu. Elle permet notamment d’examiner :

– de nombreux organes, dont le cerveau (ex. : recherche de tumeur cérébrale ou d’AVC) et le cœur (ex. : recherche d’une pathologie cardiaque comme la myocardite) ;
– la colonne vertébrale (ex. : recherche d’une hernie discale) et la moelle épinière (ex. : recherche de lésions évoquant une sclérose en plaques) ;
– les articulations, afin de détecter une lésion sur un ligament par exemple.
– Enfin, l’IRM peut aussi être utilisée pour préparer une intervention, voire directement en salle d’opération (IRM peropératoire) pour visualiser l’organe durant l’acte chirurgical.

Comment se déroule une IRM?

L’IRM peut se faire avec ou sans injection de produit de contraste. Il faut ôter ses vêtements, ses bijoux, prothèses auditives et tous les autres objets métalliques avant de s’allonger sur une sorte de « lit » qui coulissera dans le tunnel de la machine. L’examen dure rarement plus de 30 minutes : il faut rester aussi immobile que possible dans le tunnel et respirer calmement.

Quels sont les risques de l’IRM?

Hormis de rares cas de réactions allergiques au produit de contraste, l’IRM est sans danger pour la plupart des personnes. En revanche, il existe des contre-indications comme le fait de porter certains pacemakers ou toute autre prothèse pouvant réagir aux ondes électromagnétiques. La présence d’un éclat métallique dans le corps est aussi une contre-indication. Enfin, cet examen peut générer des crises de panique en cas de claustrophobie : au besoin, l’équipe médicale peut arrêter immédiatement l’examen.

L’IRM est-elle douloureuse?

Non, il s’agit d’un examen indolore. Par contre, il peut faire chaud dans le tunnel et le bruit de la machine peut être pénible : des bouchons d’oreille sont souvent proposés.

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