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Bien avant les attentats en Catalogne commis par des marocains, les relations entre le royaume et son voisin ibérique souffraient déjà d’un manque de continuité et de concertation en raison d’un froid causé par le projet de visite de la mère du roi Felipe VI dans l’enclave de Melilia et la volte-face de Madrid qui a accusé Rabat de ne pas faire assez pour bloquer les récentes incursions de migrants illégaux dans les villes occupées de Ceuta et Melilia.
La visite de la reine Sophie qui n’a pas encore eu lieu et le procès fait aux autorités marocaines de lever le pied dans la coopération sécuritaire a fini par exaspérer le gouvernement marocain avant que l’attentat de Barcelone ne revienne souffler le chaud dans les relations entre les deux pays. Très vite, l’Espagne a tiré les conclusions qui s’imposaient en réalisant qu’elle ne pouvait se passer du soutien précieux du Maroc pour combattre la menace terroriste dont les auteurs viennent et viendront du royaume chérifien qui s’est toujours montré coopératif dans ce domaine.
Passant à l’acte après le choc des attentats, le ministre de l’intérieur espagnol se rendra à Rabat dans les prochains jours pour recoller les pots cassés et donner une nouvelle impulsion à la coopération sécuritaire. Un coup d’accélérateur qui permettra à Madrid de compter sur Rabat, comme par le passé, pour contrer les projets des terroristes originaires du Maroc. Et ce, bien que la question des enclaves restera une épine dans le pied.
Par Jalil Nouri

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