Conférence nationale de l’ANC: mode d’emploi

Conférence nationale de l’ANC: mode d’emploi

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Vous pouvez oublier tout ce que vous savez du combat pour le pouvoir en France au sein de l’UMP. Nous sommes très loin du modèle français : l’ANC veut faire croire que le pouvoir se transmet tel un flambeau, d’un dirigeant à l’autre. La lutte pour s’en emparer se passe donc en coulisses. On cultive l’humilité, et on ne fait surtout pas campagne ouvertement.

C’est un processus dynamique. D’abord, l’ANC indique dans chaque province quelles personnalités elle entend soutenir. Il y a 9 provinces en tout. La même chose se passe au sein des ligues de l’ANC, ligue des femmes, de la jeunesse et des vétérans. Ce sont les nominations. Les délégués du parti distinguent ceux qui leur semble les mieux à même d’assurer la direction du parti : président, vice-président, secrétaire général, vice secrétaire général, coordinateur national et trésorier général.

Pour l’instant, pour la présidence, deux noms ressortent : celui de Jacob Zuma, très majoritairement, et celui de Khalema Motlanthe, le vice président sud africain.

Les nominés peuvent alors accepter ou non de concourir, et ils peuvent rendre leur décision publique au dernier moment seulement. Pendant la conférence elle-même, les délégués en plénière peuvent décider de nommer des personnalités supplémentaires. Il faut alors que 25% des délégués réunis le décident.

Vient ensuite le temps du vote proprement dit. Il pourrait avoir lieu dès lundi à Mangaung. Les délégués votent, manuellement, à bulletin secret. En principe, ils votent pour le candidat soutenu par leur branche locale de l’ANC, mais des surprises sont toujours possibles.

rfi.fr_____________

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