CONSTITUTION: LES PREMIERES FAUSSES NOTES

CONSTITUTION: LES PREMIERES FAUSSES NOTES

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Mais certains de ces leaders comme Radi de l’USFP n’ont pas caché leur mécontentement devant la méthodologie suivie et le fait de n’avoir pas eu de copie au préalable. Trois autres formations ainsi que Noubir Amaoui chef du syndicat CDT avaient été les premiers à claquer la porte de cette instance pour le même motif. Mais bien avant que la constitution ne fasse l’objet d’une dernière lecture avant de la rendre publique, bien des voix s’élèvent pour critiquer tel ou tel point, mal augurant ainsi la suite du processus qui entre dans sa dernière phase. En effet, les islamistes du PJD ont déjà crié haut et fort par la voix de son secrétaire général Abdelilah Benkirane leur refus du passage sur la religion qui stipule le droit de croyance. Les islamistes, qui voient dans ce changement par rapport à la constitution actuelle un recul, menacent d’appeler à voter contre la constitution devant être soumise à référendum le premier juillet prochain. Les syndicats qui anticipent et  voient leur représentativité dans la seconde chambre compromise dans la nouvelle loi fondamentale menacent à leur tour de monter au créneau du refus.

Ces prises de position ne sont pas de nature à favoriser un apaisement d’autant plus que ce mécontentement ne favorise pas une accélération du processus devant conduire à la publication du texte final de cette nouvelle constitution. A quinze jours de la date retenue pour le référendum, l’agenda semble en effet très serré, trop même, si l’on sait que tous les partis doivent se réunir et qu’une campagne de sensibilisation aux enjeux de cette constitution doit être menée par ces mêmes partis et syndicats ainsi que sur les medias publics afin de favoriser une large adhésion à ce projet.

Auparavant, il faudra que ce tienne un conseil de gouvernement ainsi qu’un conseil des ministres présidé par le souverain qui s’adressera par la suite à la nation pour lancer l’étape finale du projet.

C’est donc à une véritable course contre la montre que le Maroc s’apprête à vivre si la date initiale mais non officielle du premier juillet est maintenue. Mais vu que ce chemin est déjà parsemé d’embûches sur fond d’enchères montées par les islamistes, il faudra s’attendre à un climat intense de pressions. 

Jalil Nouri pour Actu-maroc.com _________________

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