Côte d’Ivoire: nouvelle médiation africaine pour sortir de l’impasse

Côte d’Ivoire: nouvelle médiation africaine pour sortir de l’impasse

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Après un premier passage infructueux la semaine dernière, les présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap-Vert) sont de retour.

Mandatés par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), ils sont cette fois accompagnés du Premier ministre kényan Raila Odinga, envoyé par l’Union africaine. Il a évoqué « une mission de protection de la démocratie et de la voix du peuple en Côte d’Ivoire ».

Comme l’UA, la Cédéao (15 pays) a exigé le départ de Gbagbo. Elle a brandi la menace d’une opération militaire si le sortant refuse de se retirer et elle se prépare à une telle attaque, en « dernier recours » si la diplomatie ne donne rien.

Le président en exercice de l’organisation ouest-africaine, le numéro un nigérian Goodluck Jonathan, a promis des décisions dès mardi.

La mission des médiateurs paraît quasi impossible, Gbagbo ayant fermement fait savoir qu’il n’entendait pas quitter le palais présidentiel, malgré l’intense pression extérieure.

« Nous n’allons pas céder », a-t-il promis dans ses voeux du Nouvel an, fustigeant « une tentative de coup d’Etat menée sous la bannière de la communauté internationale ».

La situation est plus que jamais bloquée, entre ultimatums qui expirent sans conséquence et « Grands soirs » reportés. Les partisans de Gbagbo ont ajourné dimanche l’assaut « à mains nues » qu’ils entendaient lancer sur le quartier général de Ouattara.

Mais un échec du dialogue pourrait replonger le pays dans les violences, affrontements interivoiriens ou opération ouest-africaine. Cent soixante dix-neuf personnes ont déjà été tuées depuis mi-décembre selon l’ONU, qui a pointé la responsabilité des forces pro-Gbagbo.

AFP

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