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Les marocains viennent de découvrir l’efficacité d’une nouvelle manière de défendre ses droits ou de critiquer les tares de l’administration et des services publics. Désormais tout citoyen qui voudra se plaindre de défaillances ou d’injustices n’aura plus qu’à suivre l’exemple de cette jeune femme qui vient d’asséner à l’ONCF, l’office des chemins de fer, le plus grand coup qui ne leur ait jamais été porté.

Irrité par le retard de près d’une demie-heure du train qu’elle attendait, la passagère s’est vengé en s’enregistrant en pleine colère pour exprimer son refus de continuer à être prise en otage par les retards des trains.

Dans son flot de critiques acerbes, elle n’épargne pas les responsables de l’office et les met dans une situation guère enviable. Grâce à l’effet virale de la diffusion de son témoignage poignant, toute la communauté des internautes s’est prise de sympathie pour la jeune femme révoltée par les retards répétés de l »ONCF pour exiger des mesures urgentes pour y mettre fin et pour appeler à une vaste mobilisation qui n’écarterait pas d’autres mesures comme le boycott de ce moyen de ce transport à une date déterminée ou de ne pas s’acquitter en groupe des montants des tickets. La menace est sérieuse et risque d’être appliquée prochainement tant que la tension est maintenue. Cette nouvelle forme de protestation aux effets attendus est susceptible de se généraliser à l’avenir comme elle l’a été précédemment pour le sort réservée à une vendeuse ambulante décédée après s’être immolée et dont l’affaire continue d’agiter les réseaux sociaux.

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