Coup de projecteur à Paris sur les perspectives des économies africaines

Coup de projecteur à Paris sur les perspectives des économies africaines

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-Par Amal Tazi-

Rendez-vous annuel « incontournable » sur l’Afrique en Europe, le forum, organisé en partenariat avec la Banque africaine de développement, est marqué par la participation de centaines de ministres, représentants du secteur privé et de la société civile, de professionnels de la coopération et de chercheurs, en provenance de différents pays, dont le Maroc.

Tous sont venus partager leurs analyses et leurs visions sur les perspectives économiques, sociales et politiques du continent.

Le Maroc est représenté à cette rencontre par le Haut commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi Alami, qui interviendra lors d’une table-ronde sur les réformes politiques en Afrique et les moyens d’exploiter de nouvelles opportunités pour le développement de son économie, ainsi que par le président directeur général d’Attijariwafa Bank, invité à présenter la « success story » de l’implantation de son établissement dans différents pays africains.

Les discussions sont notamment axées sur les défis et opportunités de renforcement du partenariat entre l’Afrique et les pays émergents, au même titre que les enjeux pour le continent de la prochaine réunion du G20, prévue les 3 et 4 novembre prochain à Cannes (sud-est de la France).

Dans son message adressé au forum, le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, a souhaité que ces discussions puissent alimenter la réflexion de la présidence française du groupe des 20 pays industrialisés et émergents.

Cette dernière place l’Afrique en tête de ses priorités, en accordant une attention particulière au développement des infrastructures, à la sécurité alimentaire, en plus du défi de la lutte contre la volatilité des prix des matières premières.

M. Gurria a réitéré, de son côté, la détermination de son organisation à renforcer son partenariat avec l’Afrique en se disant impressionné par son rythme de croissance durant la dernière décennie et ses perspectives de développement malgré une conjoncture difficile.

« Grâce à des politiques économiques avisées, l’Afrique résiste bien à la crise. Des réformes ambitieuses ont été mises en place dans de nombreux de ses pays, conduisant à des performances macro-économiques meilleures », s’est-il félicité.

Son organisation estime à 4,7 pc la croissance du PIB africain en 2010, un taux qui devrait atteindre, selon lui, plus de 5 pc en 2011.

Les débats du forum sont engagés à la lumière des principaux résultats des Perspectives économiques en Afrique (PEA), rapport annuel publié conjointement par la Banque africaine de développement, le Centre de développement de l’OCDE et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.

Ce rapport met en avant « une décennie historique » qui ouvre une ère pleine de promesses pour le continent africain à la faveur de l’émergence de nouveaux partenaires commerciaux, avec des échanges estimés à 673.4 milliards de dollars par an.

Cette année, les Perspectives économiques en Afrique analysent l’explosion des relations du continent avec ces « partenaires émergents », qui jouent un rôle clé dans la prise de décisions économiques, aux côtés des « partenaires traditionnels » européens et nord-américains.

S’appuyant sur des travaux déterminants relatifs à l’Afrique et aux relations Sud-Sud, ce rapport met en lumière l’expansion des partenariats sur le continent après que la crise de 2008-2009 ait déplacé de manière spectaculaire le centre de gravité économique mondial, au détriment des pays de l’OCDE et au profit de l’Est et du Sud.

L’Afrique tirerait ainsi les bénéfices des investissements, des échanges et de l’aide, mais aussi des avantages macro-économiques, politiques et stratégiques de l’émergence de nouvelles puissances, estime le rapport qui éclaire d’un nouveau jour la diversité des relations de l’Afrique, en pleine évolution.

Si la Chine occupe le devant de la scène, d’autres pays émergents, pris ensemble, représentent une part plus importante des transactions.

Les cinq principaux partenaires émergents du continent sont, par ordre d’importance, la Chine, l’Inde, le Brésil, la Corée et la Turquie.

Si, selon le rapport, la part de l’Europe et de l’Amérique du Nord a rapidement diminué, ces régions « concentrent encore plus de la moitié des échanges et des investissements étrangers, et leur bonne santé économique demeure vitale pour la croissance de l’Afrique ».

Les analystes émettent un jugement positif, mais prudent, sur l’impact des partenaires émergents sur le développement de l’Afrique.

Ils estiment que les perspectives sont bonnes pour ce qui concerne les transferts de technologie et l’accès à la finance, mais rien n’indique, selon eux, de manière tangible que ces nouveaux acteurs limitent l’industrialisation du continent, la soutenabilité de sa dette ou l’amélioration de la gouvernance.

Ainsi, plaident-ils, pour la nécessité pour l’Afrique de se doter d' »une stratégie d’engagement claire et transparente ».

Pour maximiser l’impact positif du développement de ces nouveaux partenariats, l’OCDE conseille notamment aux nations africaines de tirer les enseignements de leurs relations avec leurs partenaires traditionnels et de l’expérience réussie des puissances économiques émergentes.

 

 

 

 

 

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