Coupe d’Afrique : Quelles sont nos chances en Afrique du Sud ?

Coupe d’Afrique : Quelles sont nos chances en Afrique du Sud ?

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Disons-le clairement : les deux tests amicaux contre la Zambie et la Namibie n’ont pas contribué à rassurer et encore moins réussi à convaincre les plus sceptiques quant à la forme des Lions de l’Atlas. Non seulement ces derniers sont toujours en phase d’acclimation avec l’altitude, mais on a pu relever de nombreuses lacunes qui font qu’aujourd’hui encore le spectre de Gerets est toujours présent puisqu’on a cette amère impression que l’équipe du Maroc joue toujours de la même manière qu’avec le coach belge.

Une grande inconnue : l’équipe du Maroc sera-t-elle prête physiquement et tactiquement samedi prochain face à l’Angola ?

En effet, le manque de rythme, de vitesse, de cohésion et d’homogénéité a ouvert la voie à une grande inconnue : l’équipe du Maroc sera-t-elle prête physiquement et tactiquement samedi prochain face à l’Angola ?
Allons-nous droit au mur vers une nouvelle désillusion et une énième cruelle déception !?
Rachid Taoussi saura-t-il colmater les brèches, motiver ses troupes, et pousser ce groupe à donner le meilleur d’eux-mêmes ?
La spirale de l’échec et de l’élimination dès le premier tour de la CAN est-elle une fatalité inextricable, voire une malédiction qui vont encore longtemps sévir sous nos cieux ?

 

Bien malin celui ou celle qui peut aujourd’hui répondre à ces questions et prévoir de quoi demain sera-t-il fait !!
Sur le plan technique, les trois gardiens de but semblent en grande forme et comme Taoussi joue la concurrence entre Nadir, Zniti et Askari, apparemment il n’y a pas trop de souci à se faire sur ce plan.
Lamyaghri aimerait certainement réussir enfin une bonne coupe d’Afrique – la dernière peut-être pour lui – alors que Zniti et Askari auront à cœur de faire leurs preuves et confirmer tout le bien qu’on pense d’eux.
Le compartiment défensif, quant à lui, ne montre plus autant de sécurité et d’assurance, et ce qui était il y a quelques années encore le maillon fort de l’EN est devenu une source d’inquiétude.

La complémentarité dans l’axe central n’est pas encore parfaite et les deux latéraux font preuve de beaucoup d’hésitations et de flottements. A Taoussi de procéder aux réglages nécessaires sinon l’équipe du Maroc pourrait prendre l’eau de ce côté-là.

Au milieu de terrain, l’absence de Kharja risque de laisser un grand vide que Taoussi se doit de combler et d’assumer ses choix. La bonne nouvelle serait que Belhanda sorte enfin de sa petite coquille et montre un visage conquérant, comme il sait si bien le faire à Montpellier.

Comme ce garçon tarde à éclater avec l’EN, Taoussi n’a pas à se torturer l’esprit avec un faux dilemme, car Namli a prouvé depuis un moment déjà, qu’il avait l’étoffe d’un grand meneur de jeu. Entre nous, il n’y a aucune raison pour que Taoussi ne lui donne pas la chance de s’imposer dans le groupe. Autrement, ce serait bêtement priver le onze national d’un garçon pétri de qualités, talentueux dans la relance et génial dans les ouvertures des deux pieds.

En attaque, Taoussi a tous les joueurs qu’il faut et franchement il n’a que l’embarras du choix entre El Arabi, HamdAllah, Hamdaoui, Kaddioui, Saïdi, Amrabet, Belghazouani, etc.

C’est justement à cause de la multiplication des options, qu’en cas d’échec, Taoussi sera inévitablement critiqué pour ses choix, pour avoir fait jouer celui-ci et pas celui-là.

De sérieux doutes, mais des raisons d’espérer

Tous ces facteurs vont faire en sorte que tous les Marocains vont être rongés par le doute jusqu’au coup d’envoi le 19 janvier à 19 heures, pour y voir plus clair et être fixés définitivement sur la valeur de nos Lions.

Ce groupe est né dans la douleur et il est condamné à grandir dans la difficulté et surtout l’hostilité du climat sud-africain.

Non seulement, il n’y a plus de petites équipes  en CAN, mais dans notre groupe l’Angola et le Cap Vert sont de redoutables adversaires : habiles techniquement,imposants physiquement et athlétiquement et faisant courir la balle dans tous les sens durant 90 minutes. Autant dire qu’il faudra tenir le choc et les priver de ballons autant que possible tout en essayant d’en faire le meilleur usage possible.

Quant au pays organisateur, l’Afrique du Sud, ils semblent être un degré en dessous par rapport aux autres équipes. Mais le fait de jouer à domicile, et le soutien du public, font faire de notre troisième match une épreuve assez difficile face à une équipe que nous n’avons jamais gagné,  à condition d’avoir su garder nos chances à ce stade de la compétition.

On connaît bien Rachid Taoussi, il est très doué pour transcender ses troupes et motiver ses joueurs comme s’il allait jouer une coupe du monde ou le match de leur vie.

On compte sur lui pour mettre en place une dynamique de groupe, et mettre en marche un style de jeu efficace, une philosophie positiviste et un mental à toutes épreuves pourvu que l’alchimie fonctionne.

Les Lions de l’Atlas sont condamnés à sortir de la spirale de l’échec qui leur colle  à la peau depuis 2006 ; pour cela, ils doivent se révolter, se surpasser et se libérer de tous les états d’âme qui pourraient les coincer ou les inhiber.

Le peuple n’attend pas de Taoussi qu’il ramène la Coupe à la maison et personne n’a aucune exigence de ce genre.

Par contre, ce qu’on attend de l’équipe du Maroc c’est qu’elle nous représente dignement  en défendant crânement ses chances.

On aimerait sentir de l’enthousiasme, de l’engagement, de la détermination et de l’énergie de la solidarité et de la générosité.

Fort heureusement, tous les joueurs ont fait preuve d’envie et de motivation et c’est pour cela qu’il y a des raisons d’espérer. Pour peu que la troisième et dernière phase de préparation se déroule sans problèmes majeurs, Taoussi a déjà réussi à allumer une flamme entre les joueurs.

Croisons les doigts pour que cela soit suffisant.

Hafid FASSI FIHRI

 

actu-maroc.com _______________________

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