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Les forces de sécurité n’ont pas fait dans la dentelle pour réprimer violemment une manifestation organisée samedi soir devant le parlement dans la capitale afin d’apporter un soutien moral aux détenus de la contestation du Rif dont le nombre a atteint les 200, de différents âges et profils.
Venus à l’appel de plusieurs Ong et non politisés, les manifestants ont été surpris par la brutalité de l’intervention des forces de l’ordre qui n’ont pas fait de distinguo entre femmes, enfants, journalistes, ou simples passants, qui tous, ont été assommés à souhait à coups de matraques. Visiblement, cette répression féroce répondait aux directives des gradés sécuritaires qui dirigeaient de loin les opérations pour dissuader les organisations des droits de l’homme de revenir sur les lieux sous des banderoles de solidarité avec la contestation du Rif qui a baissé en intensité ces derniers jours.
Seuls quelques touristes étrangers ont été épargnés par l’attitude des forces de l’ordre mais ont été traumatisés par le spectacle qu’ils n’ont pas manqué d’immortaliser en guise de souvenir d’un pays « civilisé ».
Près d’une vingtaine de personnes venues manifester pacifiquement seront conduites vers l’hôpital, des blessures béantes sur le visage et des fractures aux bras et aux jambes, d’autres seront arrêtées puis relâchées dans la soirée.
Pour leur part, les journalistes ont subi le même traitement pour avoir voulu faire leur travail correctement. La leçon a été comprise.

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