PARTAGER

Les candidats à la succession du secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane, sont déjà sur la ligne de départ à un an de la tenue du congrès au cours duquel devrait être choisi, en principe, un nouveau patron.

En principe, car Benkirane qui en est à son deuxième mandat pourrait rempiler pour un troisième persuadé qu’il restera à la tête du gouvernement pour un nouveau mandat à l’issue des élections législatives de 2016, si son parti les remporte et si le roi le reconduit dans ses fonctions.
Il lui reste un an à couvrir et bien des choses pourraient intervenir d’ici-là car gare à l’excès d’optimisme. En attendant, les candidats se bousculent et une guerre feutrée se déroule en coulisses prématurément entre plusieurs clans sortis de leurs tanières.

Le candidat dont le nom revient le plus souvent est Salaheddine El Othamani, connu pour être un farouche adversaire de Benkirane face à qui, il a déjà perdu ce poste de numéro 1 tant convoité et qui doit remporter sa revanche et laver l’affront quand Benkirane l’avait renvoyé du gouvernement alors qu’il était à la tête de la diplomatie.

Mustapha Ramid, l’actuel ministre de la justice et des libertés fait également de candidat sérieux qui a de fortes chances de remporter cette bataille, fort qu’il est, d’un parcours sans faute et appréciable dans sa fonction ministérielle actuelle.

Et il y a enfin le troisième larron, celui qui s’agite le plus et à découvert: il s’agit de Aziz Rebbah, le plus jeune des trois et actuel ministre de l’équipement et du transport et maire de Kénitra qui reste à sa manière l’étoile montante du parti islamiste.

Par Jalil Nouri

Commentaires