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Près de 40 millions d’Algérie sont appelés à se rendre aux urnes jeudi prochain dans le cadre des élections législatives.
Le scrutin ne semble pas trop passionner les algériens qui annoncent déjà une victoire sans surprise des deux grands partis gouvernementaux, le FLN et le RCD, comme si la partie était déjà jouée et les résultats connus par avance. une situation qui explique, y compris dans les sphères du pouvoir, les fortes craintes de voir la population bouder cette consultation et écorner encore plus l’image à l’étranger d’un pays immobile en raison de la santé de son président.
Dans un état de santé toujours aussi critique et défaillante, le président Bouteflika ne communique plus avec son entourage que par des messages écrits, comme celui dans lequel il appelle ses concitoyens à se rendre en masse dans les bureaux de vote pour contrecarrer la propagande qui lui est hostile, particulièrement celle venant de l’étranger.
Sachant du reste que tout est joué d’avance, les observateurs étrangers ne seront pas nombreux à venir constater le déroulement du scrutin, contrairement à leur habitude, d’autant plus que des restrictions décourageantes ont été prises par les autorités.
Depuis le démarrage de la campagne électorale, le pays s’en est trouvé plongé dans une atmosphère lourde d’incertitudes comme si elle était privée de boussole pour envisager un avenir moins aléatoire en raison de la maladie de Bouteflika.
Par Jalil Nouri

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