Crash EgyptAir : l’analyse des corps relance la thèse de l’explosion

Crash EgyptAir : l’analyse des corps relance la thèse de l’explosion

576
0
PARTAGER
Un débris retrouvé par l'armée égyptienne quelques jours après le crash.

Un débris retrouvé par l’armée égyptienne quelques jours après le crash.
Les autorités égyptiennes ont déclaré que les dépouilles retrouvées sur les lieux du crash du vol EgyptAir MS804 portent les traces d’une explosion à bord de l’avion. Jeudi 20 mai, les médias faisaient état de fumée à l’intérieur de l’avion quelques minutes avant que l’on perde contact avec lui. Une source officielle, membre de l’équipe d’enquêteurs égyptienne, a examiné 80 restes de corps, retrouvés parmi les premiers débris et transportés à la morgue du Caire.

«Il n’y a pas un corps entier, seulement des parties, un bras ou une tête», explique cette source anonyme à Associated Press. «L’explication logique c’est qu’il y a eu une explosion» à bord. Rien d’autre encore ne confirme l’hypothèse de cette explosion.

Des experts et des sources proches de l’enquête ont assuré que ces informations publiées mardi par des médias ne permettaient de tirer aucune conclusion sur les causes du crash. «Aucune trace d’explosif n’a été décelée pour l’heure sur des débris ou des membres», a assuré une de ces sources. «Dans un avion qui tombe, il y a forcément une explosion à un moment ou un autre, qui réduit l’appareil en pièces, que ce soit en l’air -le résultat d’une explosion due à une avarie ou un acte criminel-, ou quand l’appareil touche la mer, après une chute de 11 km de haut comme pour l’EgyptAir», a commenté une autre. «Cela ne fait pas avancer l’enquête, à moins qu’on ne trouve une trace d’explosif, ce qui n’est pas le cas à ce stade», selon cette source.

Les 66 passagers à bord de l’Airbus A320, qui s’est crashé le jeudi 19 mai dans la mer Egée, ont été tués. Les enquêteurs sont désormais à la recherche des boites noires et de débris.

Des prélèvements d’ADN pour identifier les victimes

Les médecins légistes égyptiens ont prélevé mardi l’ADN de proches des victimes du vol Paris-Le Caire d’EgyptAir afin de tenter d’identifier les membres humains repêchés depuis que l’avion s’est abîmé en Méditerranée. «Des membres humains sont arrivés à la morgue au Caire, dimanche et lundi», a indiqué à le président d’EgyptAir Safwat Mossalem. «Des prélèvements ADN ont été effectués avec les familles des victimes pour déterminer l’identité» des victimes, précise un communiqué de la compagnie.

Lundi, un officiel égyptien expliquait que l’avion n’avait pas fait de brusques virages avant de s’écraser, contredisant les déclarations du ministre grec de la Défense. Quelques minutes avant le crash, l’avion volait à une altitude normale de 11.270 mètres, a assuré Ehab Azmy, à la tête des activités aéronautiques égyptiennes.

Source: Le Parisien

Commentaires