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Un hélicoptère des autorités de Tripoli, non reconnues par la communauté internationale, a été abattu aujourd’hui près de la capitale libyenne faisant au moins neuf morts, a indiqué un responsable, accusant le gouvernement rival d’être derrière l’attaque, ce que ce dernier dément.

« Un hélicoptère transportant 16 personnes et se dirigeant vers Tripoli, a été la cible de tirs. L’appareil s’est écrasé en mer dans la zone d’al-Maya », à l’ouest de la capitale, a déclaré le colonel Mostafa al-Sharkassi, porte-parole de l’armée de l’air loyale aux autorités de Tripoli. « Nous avons jusqu’à présent retrouvé neuf corps, dont celui du colonel Hussein Abou Dayya », un haut responsable de la coalition de milices Fajr Libya qui contrôle Tripoli, a-t-il précisé. « Nous pensons que tous les passagers sont morts », a-t-il ajouté.

Outre Abou Dayya et trois membres d’équipage, l’appareil transportait selon le colonel Sharkassi, des civils, dont des employés de banque chargés de transporter des fonds pour les fonctionnaires. « L’hélicoptère n’était pas armé. C’est un acte criminel », a dénoncé le colonel Sharkassi, attribuant l’attaque à des groupes armés liés au gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Ce gouvernement a démenti pour sa part toute implication dans le crash. Le colonel Sharkassi a promis que Tripoli riposterait « le moment venu ». Le ministère de la Défense auquel il est rattaché a décrété un « état d’alerte maximal pour les forces armées et les thowars (anciens rebelles) en vue d’une éventuelle riposte ».

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