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Crédit limité en l’avenir mais hausse de la demande en biens d’équipements ménagers

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L’Indice de Confiance des Ménages, l’ICM, est «la synthèse d’indicateurs relatifs à la perception de l’évolution de leur perception de l’évolution de l’environnement socio économique global et de leur situation personnelle», peut on lire en substance dans la note réalisée à ce sujet par le HCP.

Les questions, qui sont d’ordre qualitatif, cherchent à déterminer si les ménages marocains ressentent une amélioration, une stagnation ou, plutôt, une détérioration de leur niveau de vie, sur une période de six mois. L’interprétation des résultats est effectuée par comparaison avec le semestre écoulé et par rapport au même semestre de l’année d’avant.

Cet indice est basé sur sept indicateurs, quatre sont relatifs à la situation générale et trois à la situation propre du ménage. Il s’agit de l’évolution passée du niveau de vie, de la perspective d’évolution du niveau de vie, de celle d’évolution du nombre de chômeurs, de l’opportunité d’achat de biens durables, de la situation financière actuelle des ménages et de l’évolution  passée et future de la situation financière des ménages.

Ainsi, c’est par rapport au même trimestre de 2009 que les ménages marocains pressentent, au deuxième trimestre de 2010, une évolution positive future de leur niveau de vie. Et c’est toujours par comparaison entre les résultats enregistrés au cours des mêmes périodes que ces ménages considèrent le moment «opportun pour réaliser des achats en biens durables». Cette marque de hausse de confiance des ménages en l’avenir affiche l’indice le plus élevé de cette enquête.

Avis aux entreprises de commercialisation de biens d’équipement ménagers, c’est dans le monde rural que les perspectives de vente semblent être les meilleurs. Car se sont les ménages ruraux qui affichent le taux le plus élevé des intentions d’achat, comme ce fût déjà le cas au cours des six premiers mois de l’année en cours. Les ménages ruraux ont exprimé un accroissement de leurs intentions d’achat pour le lave-linge, qui est passée de 2,3 % à 15,5%, entre le second trimestre 2010 et le second trimestre 2009. L’évolution de la demande pour le chauffe-eau a progressé de 2,3% à 14,1%, celle pour le téléphone portable, de 5,8% à 12,6%, pour le micro-ordinateur, de 0,3% à 8,5% et celle pour la connexion Internet, de 0,6% à 7,9%.

Plus globalement, c’est une légère hausse de l’indice de confiance des ménages marocains au deuxième trimestre de 2010, par rapport au même trimestre de 2009, qui a été enregistrée. « Son niveau (non corrigé des variations saisonnières) reste cependant légèrement inférieur à celui du premier trimestre de 2010 », précise le HCP.

C’est que les ménages marocains ont une appréciation légèrement négative de l’évolution passée de leur niveau de vie. Cette perception d’évolution négative passée et d’amélioration future du niveau de vie des ménages est percevable aussi bien en comparant les résultats du second trimestre 2010 au même trimestre de l’année écoulée que par rapport au premier trimestre de l’année en cours.
Les ménages marocains considèrent que les prix ont connu une hausse significative au cours des douze derniers mois, en particulier ceux des produits alimentaires et du transport. Et ils sont également pessimistes quand à l’évolution de ces prix au cours des douze prochain mois.
La tendance haussière est toujours attendue au niveau des prix de produits alimentaires, mais également de l’habitation.

Si les ménages marocains estiment que par rapport au second trimestre 2010, leur situation financière s’est significativement améliorée, ils sont moins optimistes pour l’avenir. Ils estiment même que leur capacité d’épargner en sera réduite quelque peu.
Quand à la question de l’emploi, l’optimisme est loin de nourrir l’esprit des ménages, aussi bien par comparaison aux résultats du trimestre dernier que par rapport à ceux du second trimestre 2010. D’ailleurs, ils n’en étaient pas moins convaincus de la hausse du chômage au cours des six derniers mois. La confiance en le dynamisme de l’économie marocaine pour créer suffisamment d’emplois, afin d’absorber les nouveaux venus sur le marché du travail et résorber le stock des chômeurs, peine à s’imposer dans les esprits.

Yasser AYOUBI

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