PARTAGER

L’on n’a pas fini de parler de l’agression physique d’un vice-ambassadeur marocain par le numéro 3 du ministère algérien des affaires étrangères lors d’une réunion internationale à l’initiative de l’ONU, une scène qui s’est déroulée en présence de témoins et qui a choqué les délégués présents. Le Maroc a vite réagi en convoquant le chargé de l’ambassade d’Algérie au Maroc pour exiger des excuses officielles de la part de son pays et du diplomate auteur de l’agression, imité en cela par l’Algérie, comme prévisible, qui a convoqué à son tour, l’ambassadeur du royaume en poste à Alger.

Si le refoulement de réfugiés syriens vers la frontière marocaine il y a quelques semaines et si le surarmement des séparatistes du Polisario par les autorités algériennes, n’avaient pas conduit à une crise diplomatique, cette fois-ci, le Maroc semble bel et bien très loin d’être prêt à passer l’éponge, car pour lui, l’agression du diplomate marocain constitue la goutte qui fait déborder le vase. Les provocations algériennes, directes ou par séparatistes interposés ont en effet atteint un point de non-retour depuis le retour du royaume au sein de l’organisation de l’Union Africaine malgré tous les obstacles posés par Alger sur le chemin du processus de cette réintégration qui sonne comme un échec cuisant de la diplomatie d’Alger.

Commentaires