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C’est une nouvelle épine dans le talon de la diplomatie marocaine qui s’ajoute à celle de l’Union Européenne: le froid qui souffle dans les rapports jadis exemplaires entre Rabat et Tunis. L’annulation de la visite officielle dans le royaume du premier ministre tunisien en est une des illustrations éloquentes, une prise de distance qui se fait au détriment des intérêts du Maroc au profit de l’Algérie, toute heureuse de ce passage à vide des relations entre ses deux voisins maghrébins  qui n’ont jamais vécu une telle situation. Le cours normal n’a toujours pas repris après plusieurs semaines de surchauffe et la visite du chef de la diplomatie tunisienne à Rabat n’est pas parvenue à recoller les pots cassés pour des raisons ambiguës.
Selon le magazine « Jeune Afrique », la crise aurait débuté quand des personnalités tunisiennes de haut rang se seraient affichés ouvertement avec une délégation des séparatistes sahraouis lors d’un sommet mondial de la gouvernance des cités en Afrique du Sud, un geste qui aurait été considéré comme inamical par Rabat.
Mais la goutte qui aurait fait déborder le vase viendrait du côté tunisien dont le chef du gouvernement aurait annulé sa visite pour de supposées raisons médicales mais qui à vrai dire, craignait d’être accueilli par le roi à Layoune dans laquelle il se trouvait au moment de cette visite. Ce qui aurait mis les tunisiens dans l’embarras au moment où ils opèrent un rapprochement avec l’Algérie, chose qui déplait de surcroit au Maroc.
Pour l’instant, les compteurs sont toujours à zéro et aucune médiation n’est en vue pour un réchauffement.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

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