Crise ivoirienne: les quatre présidents africains ont rencontré Ouattara

Crise ivoirienne: les quatre présidents africains ont rencontré Ouattara

209
0
PARTAGER

 

Au deuxième jour de leur visite, Idriss Deby Itno (Tchad), Jikaya Kikwete (Tanzanie), Jacob Zuma (Afrique du Sud) et Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) ont retrouvé à la mi-journée M. Ouattara au Golf hôtel où il est retranché avec son équipe sous blocus des forces loyales à M. Gbagbo.
L’entretien a duré environ trois heures, et aucun participant n’a fait de déclaration à la fin.
« Votre mission pour nous constitue la mission de la dernière chance parce que sept missions vous ont précédés », a déclaré à ses hôtes Alassane Ouattara en ouvrant la rencontre.
Accompagné de son Premier ministre Guillaume Soro, M. Ouattara a accusé le camp Gbagbo d’avoir « réprimé de façon violente » lundi des manifestations de ses partisans, faisant selon lui « 12 » tués, certains ayant été victimes de « lance-roquettes ».

Selon des sources concordantes recueillies par l’AFP, au moins six personnes ont été tuées. Le camp Ouattara a appelé à une « révolution » à l’égyptienne contre le sortant.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a déclaré que les médiateurs n’avaient « pas de solution entre (leurs) mains » mais espéraient une issue « qui, au-delà de la Côte d’Ivoire, va sauver la paix dans la sous-région, dans toute l’Afrique ». « Nous ne sommes pas au bout de nos peines », a-t-il admis.
« Nous comptons sur des sacrifices que nous devons tous faire pour qu’ensemble on puisse surmonter » la crise que traverse le pays depuis le scrutin de novembre, a-t-il déclaré.

A la fin de l’entretien, plus d’une cinquantaine de partisans de M. Ouattara ont manifesté leur hostilité envers le président sud-africain, largement considéré dans leur camp comme un allié de Laurent Gbagbo.

Réunis devant le hall de l’hôtel, ils se sont approchés de lui et l’ont conspué, criant « Zuma voleur » ou « Zuma dis la vérité ».

Dans la bousculade et les cris, Jacob Zuma a finalement regagné son véhicule protégés par son escorte en armes.

Selon le ministre sud-africain adjoint aux Affaires étrangères, Ibrahim Ibrahim, les quatre chefs d’Etat devaient proposer un partage du pouvoir ou bien un gouvernement d’interim jusqu’à de nouvelles élections.
« Je ne pense pas que le panel penche pour l’un ou l’autre, que ce soit Laurent Gbagbo ou Alassane Ouattara, parce que cela mènerait à une déstabilisation du pays », a ajouté M. Ibrahim, interrogé en marge d’une réunion au Cap.

Le président burkinabè Blaise Compaoré, membre du panel, a renoncé à se rendre à Abidjan pour « raison de sécurité »: Plus d’un millier de jeunes pro-Gbagbo attendaient à l’aéroport l’ex-médiateur du processus de paix ivoirien (2007-2010) qu’ils accusent d’être un allié de M. Ouattara et de l’ex-puissance coloniale française.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui a adopté une ligne plus dure que l’Union africaine en brandissant la menace de la force pour déloger M. Gbagbo, a fermement critiqué le maintien de la visite du panel amputé d’un de ses membres.

Pour elle, la situation sur le terrain n’était pas « propice à la tenue d’une mission d’une telle importance ».
Le président de la Commission de la Cédéao, James Victor Gbeho, qui a jugé récemment avec sévérité les tentatives de compromis avec M. Gbagbo, a également annulé son déplacement à Abidjan.

Les violences post-électorales ont fait au moins 300 morts depuis mi-décembre, selon l’ONU.

AFP_____________________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

 

 

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

 

Commentaires