Cyberdépendance : Internet, une addiction comme une autre

Cyberdépendance : Internet, une addiction comme une autre

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C’est une addiction comme une autre

Selon les témoignages, ceux qui ont été tentés par l’expérience de se passer du premier réseau social mondial ne seraient pas très nombreux : «Personnellement, je ne relèverais pas le défi. Qu’il s’agisse d’une journée mondiale ou autre, cela ne m’intéresse pas. Tout ce que je sais, c’est qu’il est hors de question de passer toute une journée sans consulter mon compte !!», lance Mehdi, lycéen. «Passer 24 heures sans lire les murs de nos amis, sans savoir qui est à nouveau célibataire, sans aimer et sans commenter quoi que ce soit… j’espère que c’est une plaisanterie», appuie un groupe de ses amis.
Pour Khalid El Alj, psychologue et psychanalyste, l’addiction à Internet est comme toute addiction, un trouble psychologique dont l’éclosion est favorisée par plusieurs facteurs. «Il s’agit essentiellement du manque de confiance en soi et la difficulté d’affronter le monde, l’absence de contraintes et la difficulté d’intégrer la frustration. Pour les jeunes cyberdépendants, Internet favorise le recours à cet univers virtuel, sans limites, où l’intéressé se sent tout puissant, sans contraintes ni exigences, qui le maintient dans un au-delà du «principe de plaisir» et faisant fi du «principe de réalité», explique-t-il.
Si cette initiative a pour but d’inciter les internautes dépendants à se «désintoxiquer»… le résultat : il va falloir penser à autre chose pour lutter contre la dépendance au web qui touche de plus en plus de jeunes. «Si je dois parler de ma passion pour Internet, je vais dire que je ne sais plus comment je vivais avant que je m’y habitue à ce point.
Symptômes psychiques

C’est devenu une véritable nécessité pour moi», lance Issam, un adolescent de 16 ans. «Durant les vacances du premier semestre, je passais des heures devant mon petit écran à chater, télécharger des vidéos, écouter de la musique… mais je m’énervais beaucoup à chaque fois que j’avais un problème de connexion», poursuit-il. Ainsi, l’usage de la toile devient de plus en plus indispensable pour beaucoup de personnes, surtout les jeunes. De ce fait, les spécialistes commencent à parler de cyberdépendance.
L’usage excessif d’Internet peut être considéré comme dangereux lorsque le comportement de l’internaute présente certains symptômes qui ont été définis par les instances sanitaires internationales. «On peut avoir un aperçu sur les symptômes de la cyberaddiction dans le manuel «Diagnostique et Statistique des désordres mentaux» (DSM IV). Il s’agit de certains symptômes psychiques tels que le sentiment de bien-être et d’euphorie lors de l’utilisation d’Internet, l’incapacité à arrêter de l’utiliser , le besoin d’augmenter de plus en plus le temps de connexion (le malade en vient à se lever la nuit pour utiliser Internet), le manque de temps pour la famille, les amis ou d’autres loisirs… », indique Khalid El Alj.

Le jeune internaute addict peut également souffrir de problèmes d’assiduité ou de performance au travail ou à l’école, mentir à sa famille ou à ses amis sur le temps consacré à Internet ou pire encore se sentir déprimé lorsqu’il en est privé.
Il peut également présenter des symptômes physiques comme la sécheresse des yeux, les maux de tête migraineux, les maux de dos, le Syndrome du canal carpien, une mauvaise hygiène personnelle, des insomnies ou changements dans le cycle du sommeil, etc.
«Le traitement de l’addiction à Internet devrait comprendre plusieurs volets à savoir le traitement de l’affection causale s’il y en a et le traitement de l’addiction elle-même, tant sur le plan psychothérapique que sur le plan psychiatrique», souligne Khalid El Alj.
Commerce de médicaments illégaux sur Internet

Les jeunes sont les plus visés par des réseaux de commerce de médicaments illégaux utilisant les médias sociaux pour attirer des clients vers leurs sites Internet, a indiqué l’Agence onusienne de contrôle des stupéfiants OICS, dans son rapport annuel publié mardi. «Les pharmacies illégales sur Internet ont commencé à utiliser les médias sociaux pour attirer des clients vers leurs sites, ce qui peut exposer un public large, et surtout jeune, à des produits dangereux», a déclaré le président de l’Office international de contrôle des stupéfiants (OICS) Hamid Ghose, cité dans un communiqué. «L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que plus de la moitié des médicaments provenant des pharmacies illégales sur Internet sont contrefaits», a ajouté la même source. L’OICS, dont le siège est à Vienne, appelle les gouvernements à intervenir contre les pharmacies illégales en ligne et à saisir les substances qu’elles commercialisent.

LE MATIN _______________________

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