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Au début du printemps arabe,  les pays qui avaient soutenu , financé et armé l’opposition Syrienne avaient misé sur une chute rapide du régime , à l’image des révolutions Tunisienne et  Égyptienne , sauf que Bachar El Assad a préparé son armée à une guerre de longue haleine.

C’est ainsi que ceux qui ont fomenté cette rébellion qui n’est qu’un coup d’état qu’on a voulu faire passer pour une révolution qui s’est transformé en une guerre mondiale avec Daech , la Turquie , les Kurdes, la Russie , les États- Unis, Israël et la France , sans oublier l’armée Syrienne et ce qui reste comme combattants rebelles.

La diplomatie française a essuyé un échec retentissant car la Syrie représentait un marché idéal pour écouler des dizaines de TGV , dont surtout pour la ligne Damas-Medine qu’il était question de réactiver quelques mois avant le début du conflit, des avions Rafale et même un ou deux Mistral. ..

Sans cynisme aucun, la diplomatie française s’active bien à trouver des débouchés aux joyaux de l’aéronautique made in France , mais il est bien vrai que la guerre c’est faire de la politique autrement,  c’est à dire par d’autres moyens.

Le fallacieux prétexte de la sacro-sainte sécurité d’Israël ayant fait long feu,  on a cette impression que la Terre entière pourrait bien brûler ou plutôt mal, que rien n’y changerait dans cette géopolitique du chaos où l’on détruit et dévaste des pays  et massacre des peuples.

Le cimetière d’Alep en est la preuve flagrante et vivante , vivante c’est bien entendu juste une facon de parler, ainsi que les millions de Syriens condamnés à devenir des réfugiés, lorsqu’ils ne meurent pas noyés en méditerranée,  pour échapper au déluge de feu et au bain de sang.

Hafid Fassi Fihri

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