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Alors que la dernière séance du procès de la femme d’affaires Hind Al Achchabi, poursuivie dans une affaire d’adultère a été consacré aux interventions des avocats des deux parties, des soupçons sur le manque de neutralité de la diplomatie koweïtienne dont fait partie le mari plaignant ont commencé à se faire jour, rendant le dossier encore plus complexe et retardant le verdict.
Selon la défense de l’accusée dont les impressions ont été recueillies au terme de la dernière audience de mercredi dernier, l’ambassade du Koweït à Rabat a sciemment chargé son avocat marocain d’enfoncer la femme d’affaires en noyant le poisson dans l’eau avec des motifs superflus comme lui demander de rembourser à la diplomatie koweïtienne, les frais d’hospitalisation (1.500.000 dh) au moment de son accouchement au États-Unis . Chose incompréhensible de la part de l’ambassade du Koweït aux États-Unis dont le rôle n’est pas de payer ces frais à la place du concerné.
De plus, l’avocat mandaté par l’ambassade du Koweït à Rabat donnent à croire dans leurs interventions, qu’ils ignorent que l’accusée est également une citoyenne koweïtienne de par son mariage jusqu’à nouvel ordre et qu’elle doit bénéficier de ce fait de l’assistance des services diplomatiques de son pays, le Koweït, au même titre que son mari.
Dernier point trouble relevé par les avocats de l’accusée lors de cette audience, le refus des oulémas marocains sollicités, de se déclarer sur la non conformité au Maroc de l’acte de mariage conclu selon le rite chiite par les deux époux en procès.
Un vrai labyrinthe de questions sans réponses jusqu’à présent et qui mérite d’être éclairées au plus tôt.
L’audience finale qui verra l’intervention de la défense de l’accusée a été reportée à mercredi 12 octobre 2016.

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