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L’on savait que le président algérien Bouteflika aimait de manière maladive le pouvoir et exercer la présidence de son pays mais de là à briguer un cinquième mandat lors des prochaines élections dans un tel état de santé dégradé, il n’y a que de rares observateurs qui auraient misé sur une telle fixation. Pourtant, c’est ce que viennent de conclure des sénateurs français en visite en Algérie qui ont déclaré en rentrant dans un rapport, avoir la ferme conviction que Bouteflika briguera un cinquième mandat présidentiel, bien que mobilisé sur un fauteuil roulant et hémiplégique, avec l’assurance de le gagner et de continuer à gérer son pays sous le prétexte d’une légitimité populaire, qui, selon lui, n’a jamais fait l’ombre d’un doute. Ainsi va l’Algérie en 2017, avec d’un coté une population soumise à des conditions de vie et des privations extrêmes et d’un autre, les ambitions d’un président quasi mourant sur fond de luttes de pouvoir de la part de membres du sérail qui ne lui donnent pas longtemps à vivre.

La partie d’échecs politique qui se joue depuis l’annonce de la grave maladie de Bouteflika a fait passer les problèmes du pays au second plan au profit d’une guerre de succession qui pourrait s’achever à tout moment sur un coup de force de l’un des candidats les plus puissants, civil ou militaire.

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