Décés d’Abraham Serfaty à Marrakech

Décés d’Abraham Serfaty à Marrakech

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« J’ai perdu un ami et quelqu’un qui avait le courage de dire ses idées par rapport au changement de la politique et des institutions », a déclaré Amina Bouaych, présidente de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH).

Le ministre de la Communication Khalid Naciri, qui avait milité avec Abraham Serfaty au sein du Parti communiste marocain, a lui aussi rendu hommage, dans une déclaration à l’AFP, à un militant « de la première heure qui s’est battu d’abord pour l’indépendance de son pays ».
« Progressiste convaincu, a ajouté le ministre, Abraham Serfaty a pu diverger avec ses camarades de combat mais, personnage honnête, il a pu porter un regard positif sur le nouveau Maroc qui se construit ».

Ancien membre du parti communiste marocain, Serfaty – né à Casablanca dans une famille juive originaire de Tanger -, avait participé à la fondation dans les années 1970 de l’organisation d’extrême gauche Ila Al Amam (En Avant).

« M. Serfaty était un militant qui avait consacré sa vie d’abord à la lutte anticoloniale puis contre le régime antidémocratique du Roi Hassan II », a déclaré à l’AFP Amine Abdelhamid, vice-président de l’Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendant).
« Abraham Serfaty était un compagnon de route entre 1971 et 1991. Il avait été un fervent défenseur de la cause des travailleurs et des droits de l’homme », a-t-il ajouté.

Cet ingénieur fut l’un des promoteurs de la politique minière du Maroc indépendant, en tant que directeur à l’Office chérifien des phosphates.

Issu d’une famille de juifs chassés d’Espagne en 1492, Abraham Serfaty, restait un antisioniste convaincu. « J’irai d’abord en Palestine lorsqu’il y aura un Etat puis je passerai voir des amis juifs qui se trouvent eu Israël », avait-il confié à l’AFP dans une interview en 2005.

AFP

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