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Rien n’arrête les voyous profiteurs de l’innocence d’adolescents pour les entraîner sur les chemins glissants du vice.
En moins d’une semaine, deux affaires parallèles, l’une à Casablanca, l’autre à Tan Tan sont venues rappeler le manque de protection pour les enfants issus de catégories sociales vulnérables qui sont les premiers à tomber dans les filets de proxénètes, hommes et femmes sans scrupules qui les jettent, l’espace de quelques minutes ou de nuits entières, à des hommes âgés avides de chair fraîche pour assouvir leurs fantasmes en déboursant quelques centaines de dirhams.
A Tan Tan, une jeune fille ne dépassant pas les treize printemps et qui a eu le courage de dénoncer le réseau après avoir été exploitée sexuellement pour 300 dirhams par nuit sur lesquels une proxénète prélevait près de la moitié pour partage des frais du domicile où elle était séquestrée, a parlé d’un enfer vécu et dont les traumatismes mettront du temps à se dissiper de son corps et sa mémoire. Encore une fois, ce sont les conditions de vie difficiles de sa famille qui sont mises en avant.
A Casablanca, de jeunes lycéennes issues de la classe moyenne et prises dans le tourbillon de l’addiction sont tombées entre les griffes de proxénètes internationaux avant d’être arrêtés suite à une dénonciation.
Corvéables à merci dans un appartement meublé, elles étaient « louées » à des étrangers pour des sommes insignifiantes dont elles ne percevaient qu’une infime partie de quoi s’approvisionner en joints et cigarettes. Les parents n’avaient jamais rien su.

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