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L’armée et le parti de la Zanu fondée par le président contesté du Zimbabwé, Robert Mugabé, ont fini par faire cause commune contre ce chef de l’état qui continue de s’accrocher au pouvoir. Mais les choses ont pris une nouvelle tournure ces deux derniers jours quand l’ancien leader de la décolonisation de l’ancienne Rhodésie qui continue d’aspirer à rester aux affaires malgré ses 93 ans et les nombreuses casseroles qu’il traîne en raison des abus de sa femme Grace, a reçu un ultimatum de la part des militaires et de la direction de son parti pour présenter sa démission, au plus tard ce lundi à midi. L’heure de l’ultimatum ayant été dépassée, les zimbabwéens attendent le coup de force final qui ferait sortir leur président par la petite porte, sans les honneurs à l’un des principaux fondateurs de leur état qu’il a conduit au désastre économique et à une situation sanitaire apocalyptique avec une population atteinte de sida pour 15 % de ses habitants. Mugabé parti si une guerre civile n’éclate pas avant, le Zimbabwé est à reconstruire par un successeur à l’origine de la chute de Mugabé, le vice-président chassé sans ménagement la semaine dernière.
Restera également le problème de la reconnaissance internationale. L’Union Africaine a déjà fait fait savoir qu’elle s’oppose au départ de Mugabé.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

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