Des acteurs de la société civile africaine sur le front de la...

Des acteurs de la société civile africaine sur le front de la diplomatie parallèle pour soutenir la proposition d’autonomie au Sahara

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Organisé par le Conseil national des Marocains au Sénégal (CNMS), en collaboration avec le Réseau des sahraouis en Afrique pour le soutien de la proposition d’autonomie et le Réseau africain pour la défense du projet d’autonomie au Sahara, le colloque sur le thème « L’autonomie des provinces du Sud marocain: Souveraineté nationale, développement local » a été l’occasion de plébisciter la proposition marocaine qui procède d’une vision courageuse et qui a été accueillie favorablement par la Communauté internationale.

Intervenant aux travaux de cette rencontre, le président du réseau de la société civile africaine pour le soutien au projet d’autonomie au Sahara, M. Amadou Ndiyaye, a tenu à rappeler les vérités historiques qui attestent de la marocanité du Sahara qui n’a connue aucune souveraineté que celle du Maroc depuis le 9ème siècle.

Dans un monde qui s’achemine vers les regroupements et l’émergence d’espaces économiques régionaux comme voie sûre pour la stabilité et le développement, le bon sens implique de lutter contre toute velléité séparatiste qui ne peut être qu’une hérésie et un réel péril pour nombre de pays africains, a-t-il dit.

« Partant d’une profonde conviction envers le principe de l’intégrité et de la souveraineté des pays africains, nous avons crée ce réseau de soutien dans le but de faire la promotion de la courageuse proposition marocaine auprès de la société civile africaine, a-t-il dit, assurant qu’à l’occasion de cette rencontre, l’action de soutien du réseau ira crescendo et s’étendra à différents pays d’Afrique de l’Ouest.

« Notre action de sensibilisation auprès des populations africaines sera accompagnée par des initiatives envers les institutions internationales (ONU, UE, UA) pour appuyer la proposition marocaine qui constitue l’unique voie de règlement pacifique de la question du Sahara », a-t-il promis.

Pour sa part, le coordonnateur du réseau des sahraouis établis en Afrique subsaharienne pour le soutien à la proposition d’autonomie, M. Naji Moulay Lahssen a relevé que l’initiative marocaine offre actuellement l’unique opportunité de régler le conflit artificiel autour de la question du Sahara et mettre fin au calvaire des Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf qui aspirent à recouvrer leur libertés et regagner leur mère patrie.

Jupiter Ndiaye, universitaire et journaliste, s’est indigné, de son côté, de la persistance de ce conflit qui devrait tomber dans la désuétude et l’oubli avec la disparition du bloc de l’est et la chute du mure de Berlin.

L’Union Africaine devra réparer la flagrante erreur du passé et révoquer l’adhésion d’une entité fantôme non reconnue par la Communauté internationale et les instances onusiennes, a-t-il dit, plaidant pour un appui tous azimuts de la société civile africaine pour faire parvenir la proposition marocaine, l’unique voie pour régler cette question qui handicape les efforts d’intégration sur le continent africain.

M. Abdellah Saaf, directeur du Centre des études et recherches en sciences sociales (CERSS), a assuré, quant à lui, que les profondes réformes entreprises par le Maroc constituent une garantie pour le succès de la proposition d’autonomie en tant que modèle de gouvernance territoriale assurant la démocratie locale dans le cadre de la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale.

Après le grand débat national et les concertations entre l’ensemble des composantes de la société marocaine qui ont abouti à un consensus sur la proposition d’autonomie, il s’agit d’ouvrir le dialogue avec nos frères africains pour expliquer le projet marocain, son bien fondé et sa pertinence dans la perspective de convaincre et mobiliser les bonnes volontés autour de cette solution qui procède d’une volonté courageuse et sincère du Royaume, a-t-il expliqué.

M. Abdelhamid El Jamri, coordonnateur du Réseau des experts internationaux africains, a, pour sa part, souligné que la proposition marocaine d’autonomie peut servir de modèle et apporter des éléments de réponses à des situations similaires dans plusieurs pays africains.

Le projet marocain constitue un système de gouvernance qui prend en charge les particularités régionales dans le cadre de la démocratie locale, tout en préservant les principes de l’intangibilité des frontières et de l’intégrité territoriale, a-t-il précisé.

La rencontre de Dakar a été l’occasion de sensibiliser les acteurs de la société civile africaine sur les violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf et la nécessité d’interpeller les institutions internationales sur la situation de ces populations qui souffrent les affres de la détention dans ces camps de la honte.

M. Talib Mohamed, membre du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS) et secrétaire général de la Ligue de défense des droits de l’Homme au Sahara, a passé en revue les traitements inhumains et les exactions dont sont victimes les séquestrés dans les camps de Tindouf et la répression cruelle de toute tentative de protestation de leur part, comme en témoigne le cas de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud.

Les organisations internationales sont appelées à assumer leur responsabilités envers cette situation et l’on appelle vivement le HCR à effectuer un recensement des séquestrés des camps de Tindouf pour lever le huis-clos imposé par les geôliers dans cette région de non droit, a-t-il dit.

Plusieurs intervenants à ce colloque ont évoqué le volet sécuritaire et les risques encourus par l’ensemble de la région dans la situation actuelle. L’on a notamment évoqué les rapports concordants de diverses institutions sur les dérives du +polisario+ révélant des connections avérées avec les réseaux de trafic de stupéfiants et la nébuleuse terroriste Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI).

Selon les organisateurs, la rencontre de Dakar sera aussi l’occasion de restructurer les réseaux de soutien à la proposition marocaine d’autonomie dans l’objectif d’étendre leurs actions à différents pays de la région d’Afrique de l’Ouest.

Au terme de cette manifestation, de nouvelles initiatives seront annoncées par les membres de ces réseaux pour sensibiliser l’opinion publique africaine et mettre à contribution la société civile dans l’aboutissement de cette solution salutaire pour un conflit fictif qui n’a que trop duré.

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