Des centaines de marins russes libérés après un mois bloqués par les...

Des centaines de marins russes libérés après un mois bloqués par les glaces

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« L’opération s’est terminée avec succès », a déclaré lundi à l’AFP le porte-parole de l’Agence fédérale de la pêche (Rosrybolovstvo), Alexandre Saveliev.
Cette annonce a été faite un mois tout juste après l’appel à l’aide de cinq navires qui s’étaient retrouvés prisonniers de glaces épaisses de deux à quatre mètres, par des températures inférieures à moins vingt degrés dans la baie de Sakhaline.
Précédé par deux brise-glaces, qui lui ouvraient la voie et le remorquaient à la fois, le dernier des bâtiments bloqués, le Sodroujestvo, un gigantesque navire-usine de transformation de poisson, avec 368 personnes à bord, a été amené dimanche en eaux libres et fait désormais route par ses propres moyens.
« Tous les marins se portent bien », a ajouté M. Saveliev.
Le chef de l’Agence fédérale de la pêche, Andreï Kraïniï, a souligné sur la chaîne de télévision Pervyi Kanal que l’opération de sauvetage, qui a mobilisé trois brise-glaces et plusieurs hélicoptères, était « sans précédent » par son ampleur, sa durée, et avait réussi in extremis.
« Je peux révéler aujourd’hui que l’on a préparé parallèlement un plan d’évacuation des marins qui étaient à bord des navires », a indiqué M. Kraïniï.
En 1965, cinq navires avaient été piéges par les glaces dans la même région, et avaient dû attendre l’été pour être libérés. Ils avaient été ravitaillés par des hélicoptères et des attelages venus de villages voisins et avaient dû faire fondre la glace pour obtenir de l’eau potable.
Cette fois, ce sont cinq bateaux, avec au total près de 600 personnes à leur bord, qui étaient entrés dans la baie de Sakhaline malgré les avertissements officiels et s’y sont trouvés bloqués par les glaces.
Le 4 janvier, deux brise-glaces, l’Amiral Makarov et le Magadan, aidés par quatre hélicoptères, sont sur place, mais l’épaisseur des glaces et les conditions météorologiques rendent leur tâche très difficile.
Il fait moins 22 degrés et la visibilité ne dépasse pas 300 mètres.
Les médias russes suivent alors au jour le jour l’évolution de ce sauvetage difficile.
Dans la nuit du 4 au 5 janvier, le brise-glace Makarov arrive à prendre en remorque le navire Mys Elizavety, avec ses 78 marins, et à le sortir des glaces.
Restent alors le Sodroujestvo, le Professeur Kisivetter (78 marins), et le Bereg Nadejdy (35 hommes). Un autre, l’Anton Gourine, a réussi à se libérer par lui-même.
Le 4 janvier, la télévision montre le Premier ministre Vladimir Poutine s’adressant par radio-téléphone au commandant du Sodroujestvo et lui promettant une prochaine libération.
Le 6 janvier, après avoir remorqué le Professeur Kizivetter vers les eaux libres, le Makarov tente en vain de prendre en remorque le bateau réfrigérateur Bereg Nadejdy, long de 153 mètres.
Un troisième brise-glace, le Krassine, arrive dans la zone le 10 janvier.
Les brise-glaces travaillent jour et nuit, n’avançant que de deux à quatre kilomètres par jour, les filins de remorquage, en acier de 60 mm de diamètre rompant sans arrêt.
Les services maritimes expliquent alors que la glace dans la région, un mélange d’eau douce du fleuve Amour et d’eau salée de la mer d’Okhotsk, forme une masse très difficile à briser.
Le brise-glace Magadan s’y bloque lui-même, et l’Amiral Makarov, plus puissant, doit le libérer.
Il y a une semaine, le Bereg Nadejdy est enfin libéré, puis, dimanche, le Sodroujestvo.

AFP

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