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Des combinaisons de protection pour lutter contre des agents chimiques ont été dérobées, au moment où se précise la menace de ce type d’attaques.

C’est un vol qui provoque l’inquiétude. Une dizaine de tenues résistantes aux agents chimiques, une trentaine de bottes en polyéthylène, des gants et des masques antibactériens ont « disparu » cette semaine de l’hôpital pédiatrique Necker, situé dans le 15e arrondissement de Paris, révèle Le Parisien dans son édition du samedi 21 novembre. Des combinaisons semblables à celles utilisées pour traiter le virus Ebola.

Selon la direction de l’hôpital, elles étaient situées dans un local sécurisé, mais auquel aurait accès « beaucoup de monde pour l’approvisionnement en matériel courant ». La disparition a été constatée mercredi matin, et l’hôpital a déposé une plainte.

« C’est forcément inquiétant »

Le maire du 15e arrondissement, Philippe Goujon (Les Républicains), fait part de son inquiétude. « Après les déclarations alarmistes du Premier ministre sur d’éventuelles attaques chimiques, c’est forcément inquiétant. » Jeudi, devant l’Assemblée, Manuel Valls a fait part d’un nouveau risque. « Je le dis bien sûr avec toutes les précautions qui s’imposent, mais nous le savons, et nous l’avons à l’esprit, il peut aussi y avoir le risque d’armes chimiques ou bactériologiques. »

Une déclaration d’autant plus inquiétante que, selon les services de renseignements français, cités par plusieurs médias, Daesh est capable de fabriquer du gaz moutarde. Par le passé, le groupe terroriste État islamique a déjà utilisé des armes chimiques, en Syrie notamment.

Inquiétude avant la COP 21

Lundi 16 novembre, trois jours après les attentats de Paris, un décret a été publié au Journal officiel. Il permet au Service des armées d’approvisionner les services d’aide médicale urgente en sulfate d’atropine. Une substance qui est le seul antidote permettant de traiter les personnes au contact du gaz sarin notamment.

Le texte évoque la nécessité de « prendre toute mesure utile en cas d’exposition d’un nombre potentiellement important de victimes». La publication de ce décret, à quinze jours à peine du début de la COP21, illustre l’inquiétude des autorités autour de l’organisation de cet évènement mondial. Une mesure d’urgence, alors que le délai est trop court pour que les laboratoires aient le temps de fabriquer des quantités suffisantes d’antidote.

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