Des dissidents de WikiLeaks dévoilent leur projet concurrent OpenLeaks

Des dissidents de WikiLeaks dévoilent leur projet concurrent OpenLeaks

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Contrairement à WikiLeaks, le site OpenLeaks ne publiera pas directement sur Internet, mais permettra à des médias partenaires de recevoir des informations, expliquent l’ancien porte-parole allemand de WikiLeaks, Daniel Domscheit-Berg, et l’ex-membre islandais Herbert Snorrason.

« OpenLeaks est un projet technologique qui a pour but d’être un fournisseur de services aux tiers qui veulent pouvoir recevoir des informations de sources anonymes », déclare M. Domscheit-Berg dans un documentaire sur WikiLeaks qui sera diffusé dimanche soir par la télévision suédoise SVT et que l’AFP a visionné.

L’adresse du futur site, openleaks.org, est active et affiche « disponible prochainement » sous un logo.

« Nous nous associerons à des organisations qui auront une +boîte de réception+ sur leurs sites. Nous ne recevrons pas ni ne distribuerons directement l’information », a précisé à l’AFP Herbert Snorrason, un étudiant en histoire de 25 ans débarqué de WikiLeaks après un conflit ouvert avec Julian Assange.

« Si le journal X est un de nos partenaires, ce journal aura un lien +Envoyez-nous des informations anonymes+ sur son site. Les gens pourront cliquer sur ce lien et faire suivre leurs informations sans risque que l’information permette de les retrouver », explique-t-il.

« Si le journal X ne veut pas faire +fuiter+ l’information qu’il a reçue, un système permettra aux autres médias partenaires d’y avoir accès », même s’ils n’en étaient pas directement destinataires, ajoute le jeune Islandais qui avait déjà exposé à l’AFP fin novembre une partie du projet.

Dans le documentaire de SVT, Daniel Domscheit-Berg et Herbert Snorrason expliquent avoir quitté WikiLeaks en raison de désaccords avec Julian Assange sur la stratégie à mener pour le site, ainsi que de conflits personnels.

« Si vous prônez la transparence pour tout le monde, vous devez être transparent vous-même. Vous avez à remplir les mêmes standards que vous exigez des autres », explique l’Allemand.

« J’ai fini par me disputer avec Julian à propos, en gros, de son attitude dictatoriale. Ce qui s’est terminé lorsque Julian m’a dit que si j’avais des problèmes avec lui, je pouvais juste +dégager+, je cite », explique M. Snorrason.

Créé en 2006, le site WikiLeaks spécialisé dans la publication de documents confidentiels vient de provoquer une tempête diplomatique en diffusant des milliers de télégrammes diplomatiques américains.

Son fondateur Julian Assange est en détention depuis mardi à Londres en vertu d’un mandat d’arrêt international lancé par la Suède pour une affaire de viol.

afp.com

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