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Des élus PS appellent François Hollande à renouer avec «les classes populaires et moyennes»

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Le timing ne doit évidemment rien au hasard : au lendemain d’élections législatives partielles en forme de désaveu pour la majorité, et à quelques heures d’une visite présidentielle dans une entreprise de Château-Renault en Indre-et-Loire, ces députés (Laurent Baumel, Indre-et-Loire, Philippe Doucet, Val d’Oise, Jacques Valax, Tarn…) tirent la sonnette d’alarme.

Si les électeurs socialistes se sont massivement abstenus, offrant dans les trois circonscriptions une large victoire à la droite (plus de 60 % dans les Hauts-de-Seine pour Patrick Devedjian), c est, écrivent ces élus, qu’ils sont déçus.

Pire, dit la lettre, « ces élections témoignent d’un scepticisme croissant des couches populaires et moyennes à l’égard de la politique du gouvernement », alors « qu’elles ont joué un rôle clé dans l’élection de François Hollande ». Avant d’ajouter : « L’agenda du redressement ne saurait entraver celui de l’indispensable redistribution. »

Pas question, prévient François Kalfon, conseiller régional d’Ile-de-France et délégué national du PS aux études d’opinion et co-signataire de la lettre, d’y voir une remise en cause des efforts budgétaires : « Nous souscrivons au pacte de compétitivité et aux efforts de désendettement », dit-il. Ce qu’il préconise, à l’instar de ses camarades ? Un retour à l’esprit du Bourget, ce discours qui avait lancé en janvier dernier la campagne présidentielle de François Hollande.

Le candidat de l’époque n’avait pas seulement fustigé la finance, « son seul adversaire dans cette campagne », mais avait aussi préconisé une grande réforme fiscale. « La fusion de l’impôt sur le revenu et la CSG rend les prélèvements plus progressifs et plus justes, et redonne du pouvoir d’achat aux catégories modestes », insiste François Kalfon. « C’est une augmentation de plusieurs centaines d’euros par an pour leur budget, et cela sans perte de recettes pour l’Etat. »

Cette démarche n’est pas la première de la base socialiste, inquiète de l’impopularité rapide et croissante de l’exécutif. Elle intervient après une lettre et le lancement d’une pétition pour le droit de vote des étrangers, promesse électorale de François Hollande repoussée.

Autre sujet sur lequel les députés entendent bousculer l’exécutif : la PMA (procréation médicalement assistée), qu’une centaine d’entre eux souhaitent étendre aux couples homosexuels et cela, dès le projet de loi pour le mariage pour tous présenté au Parlement fin janvier. Là aussi, ils avaient manifesté leur impatience… par une lettre.

 

 

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