PARTAGER

Une vague d’indignation a été suscitée après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une photo montrant de jeunes migrants marocains dormant dans des machines à laver d’une laverie du quartier de la Goutte-d’Or, à Paris.

La mairie du 18e arrondissement confirme la présence de mineurs isolés étrangers, livrés à eux-même, dans ce quartier depuis environ une année. cette photo a fait réagir d’une manière vive certains internautes, qui déplorent que des enfants dorment dans ces machines à laver.

Christine, 53 ans, assistante de direction qui a pris la photo et l’a postée sur Twitter: « C’est dingue, je n’avais jamais vu çaJe l’ai prise par réflexe, ça m’a touchée. Les réactions m’ont un peu dépassée, je ne m’attendais pas à ce genre de retours, qui sont autant positifs que négatifs. »

Les protagonistes du cliché sont de jeunes migrants marocains non accompagnés, qui errent depuis plusieurs mois dans les rues de Paris. Âgés de 9 à 17 ans, ils ont tous transité par l’Espagne avant de se retrouver dans la capitale française où ils sont livrés à eux-mêmes et exposés à de graves dangers. Vols à la tire, sniff de colle et chapardages meublent leurs journées.

Et la situation est de plus en plus difficile à vivre pour les habitants du quartier de la Goutte-d’Or, car tous ces jeunes refusent les prises en charge proposées par les autorités. En ces temps de froid, ils élisent domicile dans d’autres endroits, comme la laverie de la photo. «Ils sniffent de la colle et agressent nos employés. Certains clients n’osent plus venir, le chiffre d’affaires de cette laverie a été divisé par quatre», déplore la propriétaire des lieux, Nathalie Humbert, citée par Le Parisien. Et il y a bien pire: «Ils ne font pas que dormir dans les machines, ils y font leurs besoins». Et la police? «Ils disent qu’ils ne peuvent rien faire contre eux».

Plusieurs réactions ont suivi la publication de la photo sur les réseaux sociaux. Les avis étaient partagés, certains internautes demandant à la quinquagénaire comment faire pour aider ces jeunes et leur apporter des vêtements. D’autres, par contre, se sont montrés hostiles à la présence de ces adolescents, disant qu’«il faut juste les renvoyer chez eux».

 

Commentaires