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La scène n’est pas passée inaperçue dans le centre de a ville de Melilia occupée quand un groupe de marocains s’est mis à brûler le drapeau national en criant des slogans hostiles à leur pays pour dénoncer le manque de liberté qui y règne, selon eux, ainsi que l’intolérance dont souffre les minorités, notamment les homosexuels et les convertis à d’autres religions, notamment le christianisme. Le geste que certains ont cru politique, n’était en fait qu’une manœuvre déguisée destinée à faire passer ces manifestants pour des persécutés réclamant le respect de leurs droits à la différence alors qu’en vérité ils ne cherchaient qu’à bénéficier de la sympathie des autorités espagnoles pour obtenir le statut très avantageux d’exilés.
Il s’agit là d’un procédé utilisé par bien d’autres qui tentent de tromper l’opinion publique et la société civile de plusieurs pays à l’étranger pour ne pas avoir à passer par l’immigration clandestine et les réseaux mafieux qui monnaient les passages en Europe sans la garantie d’obtenir des permis de séjour. Depuis, plusieurs candidats ont utilisé cette ficelle avec plus ou moins de succès. L’exemple le plus frappant a été pendant un certains temps celui de la Suisse quand plusieurs centaines de marocains se sont établis illégalement dans ce pays avant d’avoir recours à des actions de dénonciation de leur rejet et du martyr que leur fait endurer la société marocaine pour les punir de leur homosexualité ou leur changement de religion.
Par Jalil Nouri

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