Des milliers de manifestants contre le TGV Lyon-Turin

Des milliers de manifestants contre le TGV Lyon-Turin

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En tête du cortège, des femmes ont réussi à tailler des grillages protégeant le chantier du tunnel, près de la localité de Giaglione. Elles ont pénétré dans cette zone interdite, une par une, sous le regard des policiers qui les ont laissé faire. Mais les manifestantes n’ont pas réussi à atteindre le périmètre le plus proche du chantier.
« Nous sommes pacifiques, déterminés, ce que l’on veut c’est dénoncer l’illégalité et l’illégitimité de ce chantier qui par ailleurs n’existe pas encore », a expliqué à l’AFP-TV, Dana du groupement « Femmes contre le TGV ».
Plus de 1.700 policiers et carabiniers avaient été mobilisés après que des militants anarchistes et du mouvement violent des Black Blocs avaient menacé de se mêler au cortège.
Un des organisateurs a souligné que la manifestation devait être « déterminée mais pacifique », en affirmant que 20.000 personnes y participaient. Un photographe de l’AFP a estimé les protestataires à entre 2 et 3.000 tandis que pour la police locale, leur nombre ne dépassait pas 700.
Les organisateurs avaient demandé aux manifestants de venir « sans casques, ni masques à gaz ou objets contondants ».
Tôt dimanche, la police a stoppé sept jeunes équipés de casques et masques à gaz, qui ont été placés en détention. Cinq autres ont été éloignés de la manifestation avant son démarrage, pour être interrogés.
Scandant des slogans « No Tav » (pas de TGV) et brandissant des banderoles, les protestataires, une fois les premiers grillages passés, ont essayé de s’approcher davantage du chantier sans y parvenir.
Giorgio un manifestant a parlé de « projet inutile et coûteux ». « Je ne vois pas pourquoi le pays doit dépenser autant d’argent, détruire les vallées, alors qu’on est déjà dans une période de crise », a-t-il dit. Daniela est de la même opinion « sans parler du fait que c’est très dangereux, car les choses en Italie ne sont jamais faites correctement. »
Contrairement aux deux précédentes manifestations anti-TGV, aucun incident n’a été signalé.
Le président de la région Piémont, Roberto Cota, a félicité les forces de l’ordre et a demandé aux manifestants de « cesser cette farce », en jugeant le projet de ligne « impossible à stopper ». « Dans une période de crise, il y a un besoin absolu de travail, d’infrastructures et de perspectives pour développer les liens avec l’Europe », a-t-il estimé.
Les précédents cortèges avaient été infiltrés, selon les autorités, par des éléments anarchistes et des Black Blocs, qui le week-end dernier ont provoqué les pires violences des dernières années à Rome lors d’une manifestation à l’appel du mouvement des Indignés. Bilan: 135 blessés dont une centaine de policiers et des dégâts matériels supérieurs à 2 millions d’euros.
Sur son site internet, la Fédération anarchiste de Turin avait annoncé sa venue, disant « n’avoir pas peur de la violence de la police, ni de la persécution des médias ».
Samedi, la police avait arrêté un jeune homme de 23 ans qui comptait aller à Turin. Il est soupçonné de tentative de meurtre pour avoir été l’un des manifestants qui ont agressé des carabiniers et incendié leur camionnette à Rome samedi dernier.
La France et l’Italie ont signé en 2001 un accord pour la construction de la ligne Lyon-Turin pour 15 milliards d’euros. Jugée stratégique pour le réseau européen et subventionnée par l’UE, elle raccourcira le trajet entre Paris et Milan à 4 heures contre 7 actuellement.

AFP ________________

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