Des milliers d’Egyptiens aux funérailles des personnes tuées dans les affrontements de...

Des milliers d’Egyptiens aux funérailles des personnes tuées dans les affrontements de Port-Saïd

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Lors de ces funérailles, les participants ont scandé des slogans dans lesquels ils exprimaient leur colère contre le président Mohamed Morsi.

Samedi, des habitants de Port-Saïd avaient attaqué deux postes de police et des proches des condamnés à mort avaient essayé de prendre d’assaut la prison où ces derniers sont détenus.

Lors de la célébration vendredi du deuxième anniversaire de la révolution, plusieurs villes d’Egypte, dont Le Caire, ont connu des troubles ayant fait neuf morts et des centaines de blessés.

Dimanche matin, plusieurs dizaines de manifestants ont continué à affronter la police au Caire lors de cette quatrième journée consécutive de violences en Egypte, où l’opposition a menacé de boycotter les législatives prévues en mars ou avril.

Le Front du salut national (FSN), principale coalition de l’opposition, a menacé de boycotter les élections législatives prévues dans les prochains mois si le pouvoir islamiste n’appliquait pas une « solution globale » à la crise que vit le pays, notamment en créant un gouvernement « de salut national ».

Dans un communiqué, le Front a déploré les décès qui se sont produits au cours de ce qu’il a qualifié de « nouvelle vague révolutionnaire » et appelé les Egyptiens à manifester « pacifiquement ».

Il exige notamment la formation d’un gouvernement de salut national, d’une commission de juristes pour amender la Constitution qu’il qualifie d' »illégale » et le limogeage du Procureur général nommé par le président Mohamed Morsi.

Si ces conditions, que le FSN qualifie de « solution globale » à la crise politique, ne sont pas remplies « dans les prochains jours », l’opposition « invitera le peuple égyptien à manifester pacifiquement vendredi prochain pour faire tomber la Constitution » et réclamer « l’organisation d’une élection présidentielle anticipée ».

L’opposition fait aussi porter au président Morsi « l’entière responsabilité de la force excessive utilisée par les services de sécurité contre les manifestants ».

Pour sa part, le Conseil de défense nationale égyptien, réuni samedi sous la présidence du chef de l’Etat Mohamed Morsi, a appelé à un « vaste dialogue national ».

Le Conseil a indiqué qu’il pourrait décréter, si nécessaire, un couvre-feu, voire l’état d’urgence dans les zones touchées par les violences.

Tout en condamnant les actes de violence, il a appelé les différentes forces politiques de « s’en tenir à la nature pacifique de l’expression ».

Le conseil appelle de même au dialogue avec « des personnalités nationales indépendantes » pour résoudre les différends politiques et s’accorder sur un mécanisme pour les prochaines élections législatives.

En tentant d’apaiser la colère de la rue suite à ces incidents, le président Morsi a appelé les Egyptiens à « rejeter la violence » après ces affrontements sanglants.

« J’en appelle à tous les citoyens pour qu’ils adhèrent aux nobles valeurs de la révolution pour exprimer librement et pacifiquement leurs opinions, et à rejeter la violence dans les paroles et dans les actes », a-t-il déclaré dans des messages postés sur ses comptes Twitter et Facebook.

M. Morsi, qui a tenu une réunion avec le conseil de la Défense nationale sur ces événements, a affirmé que les « criminels » responsables de ces violences seraient « poursuivis et traduits en justice », et a assuré que des policiers figuraient parmi les tués.

« Les pouvoirs publics vont faire tout leur possible pour assurer le caractère pacifique des manifestations », a ajouté le chef de l’Etat égyptien.

 

Actu-maroc.com ________________

 

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