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Le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, table-t-il sur une longue période avant d’aboutir à un accord sur la nomination définitive de nouveaux ministres pour combler le vide laissé par le limogeage de quatre membres de son équipe , la semaine dernière. Entre un parti du Mouvement Populaire qui fait monter les enchères et un Parti du Progrès et du Socialisme qui hésite entre rester ou quitter le gouvernement, El Othmani a choisi la voie prudente de la temporisation en publiant un décret officialisant la nomination de ministres actuels pour assure l’intérim dans les postes vacants sans en connaissant la durée qui peut varier de quelques jours ou semaines à des mois si changements en profondeur dans l’architecture d’une équipe fortement secouée par ces limogeages décidés par le roi suite aux retards pris dans les projets lancés dans le Rif.
Déjà largement occupé par son portefeuille du commerce, de l’industrie, des investissements et de l’économie numérique, Moulay Hafid El Alamy devra se partager en deux pour gérer provisoirement le département de l’habitat, l’aménagement du territoire et la politique de la ville. Abdelkader Amara, ministre de l’équipement et du transport, partagera ses journées avec parallèlement la gestion des dossiers de la santé, un secteur qu’il ignore du tout au tout, alors que son collègue de la communication et la culture, Mohammed Lâaraj est appelé à gérer les affaires courantes du tentaculaire département de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique ainsi que la formation professionnelle et celle des cadres. Cette répartition des tâches dans l’urgence, ne donne aucune indication sur le partage futur des portefeuilles en question.
Par Jalil Nouri

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