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Alors qu’il reste encore cinq mois avant le début de la campagne électorale pour le prochain scrutin législatif, certains ministres islamistes du parti du PJD semblent pressés d’aller apporter la bonne parole de leur parti aux citoyens.
Le ministère de l’intérieur vient de réagir fermement devant cet empressement interdit par la loi et a appliquè à la lettre le règlement qui les interdit de prendre la parole devant les rassemblements pré-électoraux en visant le ministre de l’équipement, Aziz Rabbah et son collègue du même parti islamiste, Mustapha El Khalfi en charge de la communication et porte-parole du gouvernement, tous deux pris en flagrant délit de campagne avant l’heure qui leur vaudra un rappel à l’ordre .
Par cette précipitation, le PJD ne fait qu’appliquer la stratégie retenue par ses plus hautes instances d’être toujours le premier à occuper le terrain quand la conjoncture est favorable comme c’est le cas actuellement après la fin du long conflit entre le gouvernement et les enseignants-stagiaires et qui a fait coûter cher au leader islamiste Benkirane et son équipe.
Le ministère de l’intérieur a bien pris les choses en main et réagi à temps, avant que d’autres formations ne soient tentés de procéder de même en ajoutant au désordre et à la confusion générale dans les esprits. Cet incident a en tout cas valeur de teste pour les prochains mois  pour un scrutin que l’actuel ministre de l’intérieur, Mohammed Hassad, tient à réussir sur tous les plans.
Par Jalil Nouri

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