DES OUVRIÈRES OCCUPENT LEUR USINE DEPUIS NEUF MOIS

DES OUVRIÈRES OCCUPENT LEUR USINE DEPUIS NEUF MOIS

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Vingt ouvrières d’une usine textile espagnole dans le zone franche du
port de Tanger sont devenues des héroïnes dont toute la ville du Nord
parle pour relater leur vaillant combat qu’elle mène depuis bientôt un
an en squattant cette unité.

Tout commence avec la décision de transformer la zone franche en
marina ce qui a conduit au déménagement de toutes les entreprises qui
s’y trouvaient à l’exception de celle de ces ouvrières qui se relaient
à tour de rôle, privées de salaires, et qui ne quitteront les lieux
qu’après avoir récupéré leurs indemnités comme l’a ordonné le tribunal
à leur employeur espagnol qui refuse de s’exécuter en raison des
montants élevés dont il doit s’acquitter, les ouvrières ayant 20 ans
d’ancienneté. depuis, le patron a quitté le Maroc laissant toutes les
machines à l’abandon en attendant une issue incertaine à cette affaire
à laquelle la presse espagnole s’est mise à s’intéresser mais pas sous
l’angle social et économique. Elle estime en effet que c’est le projet
royal de transformation de la zone franche en marina qui a conduit à
la fermeture d’une centaine d’usines, oubliant de préciser que toutes
les unités déplacées se trouvent dans une zone industrielle avec tous
les équipements nécessaires.

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