DES PARTIS EN EBULLITION

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Au PJD, c’est l’attente en prévision de la réunion du conseil national les 2 et 3 avril prochains, au cours duquel  le secrétaire général Abdelilah Benkirane est attendu par de nombreux contestataires pour s’expliquer sur sa position unilatérale de décider le boycott des manifestations des 20 février et 20 mars. Idem au sein de l’USFP où Abdelouahad Radi, le chef du parti, aura tout le mal à canaliser la gronde qui règne au sein de la Chabiba avec en ligne de mire la destitution du fils d’El Yazghi son chef de file et ce , pour les mêmes raisons que le PJD.

Au RNI, c’est l’annonce par Salahedine Mezouar d’avancer la tenue du congrès en juin prochain au lieu de 2012 qui a mis le feu aux poudres. Le chef du parti, qui a annoncé son intention de se représenter pour briguer un nouveau mandat et qui a dit assumer ses relations avec le PAM, décriées par certains de ses pairs, se voit reprocher avec insistance par ailleurs, le manque de démocratie interne et la mise en veille des structures du parti. Au moment où le parti enregistre des défections, notamment à Tanger, certains croient que justement Mezouar a avancé la date du congrès pour freiner cette contestation et bloquer l’hémorragie.

Autre front de la contestation, au sein de l’Union Constitutionnelle. Son secrétaire général, Mohamed Labied, soupçonné lui aussi décidément d’entretenir des rapports avec le PAM, est de plus en plus critiqué par ses détracteurs qui en appellent à la tenue d’un congrès extraordinaire et la démission de l’actuel bureau politique.

La même ambiance est enregistrée au sein du PPS dirigé par Nabil Benabdellah auquel plusieurs franges du parti reprochent d’avoir donné l’ordre aux militants de ne pas participer aux marches, ce qui n’a pas empêché un certain nombre d’entre eux de passer outre et de le dire haut et fort. Enfin, il y a le FFD de Thami Khiari qui vit également ces jours de forte contestation de la gestion de ce dernier à qui , il est également reproché le manque de démocratie interne, et des affaires de détournement de biens immobiliers appartenant au parti. Il est à noter en ce qui concerne cette formation, que parmi les contestataires, figurent une douzaine de membres du comité exécutif ce qui donne à ses revendications encore plus de poids. Tel que parti, ce mouvement de protestation vise bien le départ du chef du parti, Thami Khiari, qui observe le silence.

Ces mouvements de contestation respectifs sont loin d’être une simple coïncidence. Bien au contraire, ils attestent d’une atmosphère de remise en cause des modes de gouvernance politique actuellement en vigueur au sein de partis. Pour preuve et à l’heure où ils sont appelés à faire des propositions pour l’introduction des réformes, aucun débat digne de ce nom n’a eu lieu en y associant les bases.

L’approche des élections législatives de 2012 précédées par l’adoption d’une nouvelle constitution risque de donner lieu à bien des changements au sein des états-majors politiques qui devront bien faire preuve d’esprit d’adaptation à des réajustements nécessaires et même obligatoires pour sortir des schémas du passé. Le renouvellement des élites politiques est en un sens, un passage incontournable pour leur pérennité.

Jalil Nouri pour actu-maroc.com _________________________

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