Des protestataires chinois se coupent une phalange et l’avalent

Des protestataires chinois se coupent une phalange et l’avalent

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Ces hommes de la province du Hunan, dans le centre de la Chine, étaient venus à Pékin pour tenter de faire entendre leur cause, après avoir été, selon eux, injustement licenciés, a expliqué le Global Times.

Dimanche, ils sont assis devant l’Université de Tsinghua, l’une des plus réputées du pays, et ont posé une main sur des livres, sur le trottoir, devant des centaines de badauds.

L’un après l’autre, les hommes ont abattu un hachoir sur leur auriculaire, sectionnant la dernière phalange, puis l’ont avalée, a expliqué le quotidien de langue anglaise.

«Je me sentais si calme en faisant cela, on nous en a fait voir de toutes les couleurs», a expliqué Li Bo, l’un des protestataires.

Les quatre hommes ont été expulsés de Pékin par la police.

Selon Li, ils ont été licenciés du Bureau de l’électricité de leur ville du Hunan en décembre 2008 sur des accusations mensongères d’absentéisme.

La commission des conflits du travail de leur ville, qu’ils ont ensuite saisie, a affirmé qu’ils n’avaient jamais travaillé au Bureau de l’électricité.

Et le mois dernier, un tribunal provincial a rejeté leur plainte contre leur employeur. Les quatre hommes ont ensuite reçu des menaces de mort de la part de responsables provinciaux, a déclaré Li.

Depuis l’époque impériale, les Chinois s’estimant victimes des administrations ou de la justice locales viennent à Pékin porter leur griefs, dans l’espoir de voir justice rendue.

Les gestes des «pétitionnaires» sont parfois à la mesure de leur désespoir: au cours de l’année écoulée, certains se sont immolés par le feu pour empêcher la destruction de leur maison ou la faillite de leur entreprise.

 

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