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Hind Al Achchabi, Karim Mohsine Bennani lors de la naissance de leur première fille

Alors que le jugement sera annoncé le 3 novembre prochain dans le procès de la femme
d’affaires Hind Al Achchabi poursuivie étrangement pour adultère avec son mari l’industriel Mohssine Karim Bennani suite à une plainte de son ex-époux, un ambassadeur koweïtien, bien soutenu par le gouvernement de son pays dans une affaire d’ordre privée, plusieurs questions, d’après ses avocats,  relevant de l’absurde restent en suspens et étonnent à bien des égards sur le peu d’empressement du juge à les aborder et à apporter des réponses.

Pourquoi en effet ce dernier n’a jamais voulu accorder la liberté provisoire aux accusés
alors qu’ils ont proposé pour cela des cautions importantes et sachant de plus, qu’ils
sont interdits de quitter le territoire national?

Pourquoi ce même magistrat a l’attitude incompréhensible n’a jamais voulu tenir compte
depuis le premier interrogatoire que le couple d’accusés est marié légalement et ne peut
être poursuivi pour un adultère qui remonte à une époque où ils étaient déjà unis par un
acte de mariage dûment authentifié ?

Pourquoi, un avocat koweïtien mandaté par Hind Al Achchabi pour lui rapporter du Koweït
son acte de divorce, seule manière pour elle de prouver ses dires, n’a pas été autorisé de
prendre sa défense ?

Enfin, dernière zone d’ombre, la réticence du juge à exiger du « Conseil des Oulémas » de
donner son avis, sur la non homologation au Maroc du mariage de Hind Achabi avec son
précédent mari koweïtien qui a été conclu selon le rite  » chiite jaafarite » et non
« malékite sunnite » le seul en vigueur selon la loi marocaine.

Autant d’éléments qui renforcent la femme d’affaires, son mari marocain, leur défense dans leur position mais qui se heurtent à un mur de silence inexplicable de la part du juge
avant qu’il ne rende son jugement après plusieurs reports.

De plus, le couple incarcéré, connus pour leurs importants investissements dans leur pays, méritent de meilleurs égards. Ils ont toujours hissé le drapeau marocain bien haut à
plusieurs reprises, que ça soit au Maroc ou à l’étranger.

Pour conclure, toute cette adversité, selon la défense de Hind Al Achchabi, Maîtres Mohamed Faziou et Meryem Bouzhaifa, ne résistera pas devant la primauté de la loi en vigueur dans un état de droit et la vérité ultime des faits, finira pas éclater avant la décision finale de la justice, qui, pour eux, incite à l’optimisme pour permettre au couple injustement poursuivi et incarcéré de retrouver ses deux filles et leur liberté après ce cauchemar absurde.

Cette sombre affaire sonne comme un acte de vengeance de la part d’un mari déterminé, malgrè son absence lors de toutes les séances du procés, à ruiner son ancienne épouse marocaine, qui a retrouvé le bonheur dans une autre union, privé, comme elle, d’une liberté provisoire, qui aurait pu leur éviter bien des désagréments chèrement payés dans leurs affaires respectives qui ont souffert après leur incarcération, tout comme leurs enfants.

Par Jalil Nouri

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