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Le Maroc aura bien du mal à se défaire de l’image qui veut qu’il soit considéré aussi bien comme très efficace dans la lutte anti-terroriste notamment en Europe où il est bien impliqué que comme ayant une génération de ressortissants se mettant au service d’organisations terroristes.
L’exemple que viennent de nous donner les attentats de vendredi à Barcelone et sa région ainsi qu’en Finlande restera révélateur de cette contradiction. En Espagne, la cellule comprenait une douzaine de personnes et elle prévoyait de causer, outre les passages de voitures pour faucher des piétons, de causer un cauchemar à ce pays en faisant exploser une voiture bourrée de bonbonnes de gaz près d’une cathédrale de Barcelone très visitée par les touristes étrangers et espagnols. En Finlande, c’est un jeune marocain de 18 ans, non fiché par la police et demandeur d’asile et visiblement manipulé par un groupe de fanatiques, s’est mis à poignarder les passants à l’aveuglette dans une ville tranquille d’un pays tout aussi tranquille qui accueille une communauté marocaine travailleuse et disciplinée. Tous jeunes et sortis de nulle part, ces ressortissants marocains apprentis-terroristes, ne sont pas venus arriver en Europe pour y travailler et aider leurs familles comme leurs aînés, mais pour faire couler le sang, semer l’horreur et tuer sans discernement. Il faudra bien se résoudre à accepter que notre pays est devenu un berceau de terroristes au service d’une cause qui n’est ni la leur et leurs proches, ni produite par l’environnement dans lequel ils vivent, ni la cause de leur pays.

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