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Les attentats de Barcelone cet été n’ont pas rendu service au Maroc, pire, ils lui ont porté un coup fatal en termes d’image à travers le monde.

La responsabilité avéré de terroristes d’origine marocaine dans ces attentats est pour beaucoup dans l’amalgame fait aujourd’hui dans plusieurs pays en Europe et aux États-Unis pour considérer le royaume comme un pourvoyeur d’extrémistes déterminés à faire couler le sang et semer la terreur en occident.

Il n’y a pas que la couverture du numéro controversé du magazine Jeune Afrique jouant sur cet amalgame à qui il faut imputer ce grave glissement et cette transgression pour un pays qui a réalisé des exploits dans la lutte anti-terroriste et aidé à avorter plusieurs projets d’attentats meurtriers en Europe.

Un maire d’une ville de France, issu de l’extrême droite, a prédit les pires traitements à l’égard du Maroc et des marocains et menacé de mettre le royaume au ban du concert des nations, frôlant de peu l’accusation d’état terroriste aux abords d’une Europe menacée par ce voisinage. Un cas isolé, certes, mais qui n’est pas loin de refléter une opinion de plus en plus répandue en France en raison de la présence d’une forte communauté marocaine, surtout si l’on sait que des voix officielles, comme celle du ministre de l’intérieur, Gérard Colomb, s’autorise des propos peu flatteurs et guère reconnaissants à l’égard de Rabat.

La lointaine Amérique n’est pas épargnée par ce début de campagne anti-marocaine avec l’émergence d’un lobby à Washington s’agitant dans les couloirs du congrès pour une révision des relations avec Rabat.

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