Dette publique : le Maroc a-t-il choisi la voie de la facilité...

Dette publique : le Maroc a-t-il choisi la voie de la facilité ?

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L’agence de notation internationale Standard & Poor’s vient de confirmer la note souveraine « BBB- » attribuée au Maroc avec perspective stable. Il n’y a pas de quoi crier victoire, mais cette note (somme toute modeste) a au moins le mérite de confirmer la stabilité du cadre macroéconomique du pays.

Les analystes de l’agence de notation rappellent que cette nouvelle note intervient suite au lancement d’une émission obligataire sur le marché financier international d’un montant d’un milliard d’euros d’une maturité de 10 ans et d’un coupon de 3,5 pc, a indiqué l’agence S&P dans un communiqué rendu public.

 

Abondant dans le même sens l’agence Fitch Ratings a aussi accordé la même note  après l’emprunt à l’international lancé par le Royaume sur le marché de l’Euro après une absence de 4 ans.

L’engouement des investisseurs étrangers

L’opération d’emprunt international, qualifiée de réussite par la partie marocaine, signifie aussi une certaine attitude positive des investisseurs étrangers (des gestionnaires de fonds de pensions, de banques privées et centrales ainsi que de compagnies qui viennent d’Europe, d’Amérique et des pays du Golfe) qui souhaitent prendre une option sur la dynamique induite par l’accomplissement des grands chantiers de développement lancés au Maroc depuis plus d’une décennie.Un retour problématique à l’endettementCe retour du Maroc sur le marché de l’endettement public international est-il adossé à une posture meilleure que celle qui prévalait il y a plus de cinq ans ? La question demeure entière.A en croire le ministre des finances Mohamed Bousaid le Maroc a surtout l’image d’un pays qui a entrepris « des réformes économiques et financières d’envergure ainsi que des perspectives de croissance prometteuses ».Ce nouvel emprunt international intervient au moment où le Maroc avait réussi à mettre en place une politique active de gestion de la dette publique extérieure. Des mécanismes de rachat et de transformation de la dette en investissements ont permis de soulager le poids de la dette et son service sur le PIB.L’aggravation du déficit budgétaire explique le recours à l’endettementLe ministre délégué chargé du budget, Idriss El Azami El Idrissi, explique pour sa part que ce retour vers le marché international signifie ni plus ni moins un accroissement de l’endettement résultant, selon le ministre «  de plusieurs difficultés qu’a connues l’économie nationale, notamment le ralentissement de la croissance, les dépenses de compensation, les problématiques des salaires et du déficit budgétaire ».El Azami estime que « L’endettement est le résultat naturel de la problématique du déficit budgétaire ».Mais il reste que cette problématique du déficit budgétaire est en soit une équation à tête d’hydre. L’objectif fixé de 3% du PIB à l’horizon 2016 semble difficile à atteindre.Cela dit même si la volonté politique du gouvernement de dédier le nouvel endettement au financement de l’investissement et au remboursement, cela montre que l’on se dirige résolument vers un cercle vicieux qui conduira les finances publiques vers plus de rigueur et de mesures aussi impopulaires les unes que les autres.

Driss Aissaoui

Actu-maroc.com ____________________________

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