Deux employés expatriés de MSF tués à Mogadiscio

Deux employés expatriés de MSF tués à Mogadiscio

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Selon des sources gouvernementale et policière, la première victime est morte sur le lieu de la fusillade.

La deuxième « est décédée à l’hôpital, alors que les médecins essayaient de la sauver, » a affirmé Dumiya Ali, vice-directrice de l’hôpital de Medina où elle avait été admise. Selon elle, la victime avait déjà perdu beaucoup de sang avant d’atteindre l’établissement et avait dû être transfusée.

Selon des sources hospitalières et un employé local de MSF, l’une des victime était « occidentale », l’autre indonésienne. Les nationalités des victimes n’ont pas été confirmées officiellement.

Sans confirmer non plus le bilan, MSF a fait état d' »un incident armé sérieux » dans ses locaux de Mogadiscio, considérée comme l’une des capitales les plus dangereuses au monde. « Nous n’avons pas plus d’informations sur la gravité et l’étendue de l’incident, » a poursuivi l’organisation, qui a ajouté faire « tout son possible pour assurer la sécurité de son personnel ».

Selon une source policière s’exprimant sous couvert d’anonymat, l’agresseur serait un ex-employé de l’ONG, renvoyé plus tôt dans la semaine. D’après un membre local de l’organisation, il se serait disputé mercredi avec son employeur avant de revenir jeudi, armé.

« L’agresseur a été arrêté, » a précisé un responsable sécuritaire, Mohamed Ibrahim. « Il sera interrogé demain » vendredi.

Les humanitaires souvent visés

Cette fusillade s’ajoute à une série d’attaques d’humanitaires en Somalie, pays ravagé par 20 ans de guerre civile et sans gouvernement effectif depuis la chute du président Siad Barre en 1991.

La semaine dernière, trois travailleurs humanitaires, dont deux employés du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU, avaient été tués par balle dans le centre.

Ces dernières années, des restrictions draconiennes ont été imposées aux humanitaires dans le pays par les insurgés islamistes shebab, qui se revendiquent d’Al-Qaïda, contrôlent la majorité du sud et du centre de la Somalie et ont juré la perte du gouvernement de transition (TFG) soutenu par la communauté internationale.

Dans les zones sous leur contrôle, les shebab ont interdit de nombreuses agences onusiennes et ONG accusées de visées politiques et de vouloir saper les valeurs islamiques du pays. MSF fait partie des rares organisations qui continuent de travailler dans le pays, même en zone shebab.

Selon l’ONU, trois provinces somaliennes sont pourtant encore en état de famine, et quelque 250.000 personnes menacées d’y mourir de faim.

En octobre, deux employées espagnoles de MSF avaient déjà été enlevées à Dadaab au Kenya, le plus grand complexe de camps de réfugiés au monde où affluaient les victimes somaliennes d’une sécheresse dévastatrice dans la Corne de l’Afrique. Les deux femmes ont été emmenées en Somalie voisine.

Dans la foulée, le Kenya avait lancé une offensive militaire dans le sud somalien, pour en déloger les shebab, qu’il rend responsables de ce kidnapping et d’autres attaques sur son sol.

Les insurgés, qui ont abandonné leurs positions clés à Mogadiscio en août sous la pression du TFG et de la force de l’Union africaine (Amisom) qui le soutient, subissent depuis une pression militaire accrue. Selon des témoins, ils font aussi face à des mouvements de troupes éthiopiennes.

La capitale somalienne reste cependant le théâtre de régulières attaques à la grenade ou au véhicule piégé.

AFP__________________

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